Soir noir, lavis humide, moite, je foule le sol bémol claquant des tas longs d’errance en des espoirs … Je vais où, je vous ai, je vous hais, je vous âme en damnation.
En prière tous jours, aux Di eux absentsément, intensément, insensément … cri en déchirure ventrale laboure mon coeur éclaté, craquelé, épuisé et je me cogne aux murs de mes limbes !
cat 2006
En souffle, une caresse en amplitude
Démesure de notes de musique en mesure,
et en Fa, en Fa randole et en Fa ridelle,
ritournelle légère et impudique
en volée au vent taquin vient à ton oreille
en fredonnance,
telle une gerbée de bouquets multicolores
teintée de mille sensations voluptueuses.
Cat 2006
Comment se rêver
dans des sanglots de tonnerre
et tout cet hiver
que le temps perd
comme en c’est
L’apprend tissage à s’isoler sur la trame
un beau morceau de coeur
des mots ronds comme pomme
mais voyez plutôt les arêtes comme axe
et si chaque pose est sous contrôle
même mes maux
et si chaque prose est sans contrôle
où se cachera Némo
Car personne n’est à l’abri
esseulé dans un peuplé caractère
reste-t-il des rivages loin de peuples de ce temps qui erre
où s’allonger sur un sable natif au sang gommé de cristaux
nous procurera cette heure infinie qui se trouve au delà
de nos éternités
plus une nuit
Pant 2006
Un jour
Comme un matin plaisantin
dans des cascades jaillissantes d’éclats de rire
et tout ce printemps joie eux
que le temps offrande
comme en cadeau
A prêter à s’exposer sur la toile
un joli pant d’âme
des paroles joufflues comme des joues de bébé
mais appréciez plus tôt l’arrondi axial
et si chaque posture est sous maîtrise
même mes joies
et si chaque discours est sens raison
ou se terrera Nemrod
car nul n’est à couvert
d’habiter dans l’autre Soi
où subsiste des étendues près de ce tant qui ère
où s’étirer sur un chant né
de semence formée d’émeraude
nous adoucira ce temps fini du deçà de nos existences
plus un jour
cat 2006
PaRfuM d’HiVer.
FLeURS
De MéLAnCoLie.SUr Les tROtToiRs
rEcOUveRtS dENEiGe cRisSeNt Les sEMeLLes eN
DétReSse.De nOUvEau fLEuRisSeNt dANs
LeS pENséEs Du sOiR Les AMaRyLLis Du
DéSEsPoiR.Sur LEs Murs cRAsSeUx
avANceNt Des SiLHouEtTes
VêtUEs dE
sOLitUDe.
DaNs Le vERre
De
La NuiT Se
DéSAgRègE Le
SCiNtiLLeMeNt
Des éTOiLes.
Des PAuPièRes
cLOsEs s’éCOuLe
La PeiNe
iNfiNiE.
09/02/06
Padeau OlivieR
sculpté par Zorica Sentic
www.zorica.net

Rome un matin de printemps clair, l’air embaume et la splendide ville se réveille et se révèle aux yeux éblouis venus rencontrer Rome l’éternelle aux mille visages et aux mille fontaines. Le risque est grand de se perdre aux détours des vieilles ruelles pavées, sans trottoirs, au charme médiéval.
A travers de petits chemins, le regard s’attarde sur les 7 collines de Rome et le Campidoglio tout en gravissant chaque marche de la cordonata, escalier magnifique dessiné par Michelangelo Buonarroti : Michel Ange, El Maestro.
Rêvant d’un mariage somptueux, une jeune fille se prend à rêver dans les églises au décor baroque, toutes en fraîcheur qui abritent de la chaleur et engagent à la méditation.
Le temps s’étire et se dévore à Rome.
Enfin, un peu las de tous ces détours, deux jeunes gens se posent à l’ombre d’une terrasse sur la Piazza Venezia pour déguster une de ses royales pizze aux 4 fromages exquis et fondants et se régaler d’un chianti si frais que mille frissons délicieux parcourent le corps.
Puis, vite quelques heures de shopping dans via del Corso et ne pas rater la Piazza di Spagna, où s’offre telle une offrande un paysage fantastique du haut du grand escalier de Trinité des Monts, el scalinata della Trinità dei Monti, recouvert en mai d’azalées roses exhalant leur doux parfum.
A la fin de la journée, épuisés mais heureux, 2 amoureux se trempent les mains dans l’eau joyeuse et fougueuse de la Fontaine de Trévi et puis de là, rejoignent la place della bocca della verità, où l’amoureux transi demande à sa douce d’oser entrer sa main dans la bouche de la vérité qui happe dit-on celui qui a un mensonge sur la conscience.
Enfin, 17 h, à l’heure douce où la chaleur commence à tomber, des enfants se régalent d’une de ses merveilleuses gelati romaines, crémeuses à souhait, chez Giolitti, via degli Uffici del Vicario .
Le soir tombe, les fontaines et les places s’éclairent de lumière, les amants vont échanger leur dernier baiser du soir et saluer comme il se doit les 10 statues d’anges baroques du Bernin du Pont Saint Ange, faisant un vœu d’amour éternel au dessus du Tibre.
Cat
Prunelles énigmatiques, hypnotiques
Aux mille reflets vers mordorés
Nuditant mon âme sous mise et
Tentant mon cœur éclaboussé,
Comme au temps de promesses inavouées
A venir en avenir incertain,
Tu en toi en moi gémisemence.
Cat