Je les …
Je les ai vus, dans ces espaces sablés aux multiples grains matriciels, ces chevaux noirs, écumant et galopant comme le sang bouillonnant des vaines, sur gisant des nuits de songe de pleine lune des entrailles même de la mémoire du monde … Là où mort et vie se livrent en lutte a charnée au feu destructeur inondé des os asphyxiant en déferlance du désir inassouvi, à l’hymne âge du temps.
« Le cheval noir court, ta terre tremble et de ses naseaux la flamme sort, de ses oreilles la fumée, sous ses sabots jaillissent des étincelles ».
Dans cette nuit noire et profonde, le cavalier aux yeux bandés n’a d’autre dilemme que de suivre la bête pour échapper à la folie de la mort … et s’embraser au mystère triomphal de la « Parole Perdue » inaccessible à sa raison. Tout le combat là consiste à s’assurer du retour à l’union divinisée de l’Un et de l’Autre en désir et conscience réconciliés au jeu subtil et éternel de l’amour.
Je les ai vus ces chevaux écumants de rage et de tempête, agiter mes nuits aux canines aiguisées, écartelant de leurs sabots sang vergogne mes chairs à nue et éclatant mon âme à la lave incandescente de ma passion …
Cat 2006




L’aurore vraiment est le chef du cheval de sacrifice, le soleil son oeil, le vent sa respiration, sa gorge est le feu partout répandu, l’année est le corps du cheval de sacrifice. Le ciel est son dos, l’espace aérien la cavité de son ventre, la terre la courbure de son ventre, les pôles sont ses flancs, les hémisphères ses côtes, les saisons ses membres, les mois et les demi mois ses articulations, les jours et les nuits sont ses pieds, ce sont les sables du désert, les fleuves sont ses veines, son foie et ses poumons, les herbes et les arbres sont ses cheveux. Le soleil levant est le devant de son corps, le soleil couchant sa croupe. Quand il montre les dents, c’est l’éclair, quand il frissonne c’est le tonnerre, quand il urine, c’est la pluie, son hennissement est le langage.
Le jour en vérité est né pour le cheval comme coupe de sacrifice placée devant lui, son berceau est dans la mer universelle vers le matin, la nuit est née pour lui comme coupe de sacrifice placée derrière lui, son berceau est dans la mer universelle vers le soir, ces deux coupes sont là pour entourer le cheval. Coursier, il produisit les dieux ; combattant, les Gaugharves ; coursier, les démons ; comme cheval les hommes. L’océan est son parent, l’océan son berceau.
Renoncement à l’Univers - extrait de la réalité de l’âme et les processus symboliques - Jung
de par-tout ? dite cheval de feu (à la conception), je n’oublie pas la courbe démographique des Chinois dès ce moment-là… la chute et précisément d’un sourire à l’apache fréquent chez les bb femelles, et leur extase provoquée.
il est inquiétant d’y lire ici cet homme, mère.
A+
perfecto