La lune …
Moi la Lune, bien que sans lumière propre puisque reflet du soleil, je vis pourtant plus librement car je parcours des phases diverses et modifie mes formes intimement liées à la causalité et à l’impérieux pouvoir féminin.
Je n’obéis qu’à la loi universelle du devenir, de la naissance et de la mort … et maîtrise tous les plans cosmiques : eaux, pluie, végétation, fertilité … en mesure du temps qui passe inexorablement.
J’incarne le premier mort car pendant trois nuits je disparais pour mieux réapparaître dans une éclatante beauté ; ainsi j’éclaire de ma lumière l’immensité des ténèbres et même si je ne suis connaissance que par réflection, je symbolise les portes du ciel et des enfers …
Naturellement passive, je féconde pourtant la nuit, le subconscient, l’imaginaire, le psychisme, le rêve et suis par excellence l’âme animale, méconnue, primitive, impulsive, crépusculaire, intensément attirante …
Ma chanson est celle de l’âme perdue dans le songe de la vie …
S’égarer en moi serait sans doute renoncer à la lumière du soleil car j’éclaire le plus dangereux des chemins qui soit : celui de l’ivresse des instincts … mais j’offre aussi la possible confrontation à l’impudeur de ses vérités …
Cat 2006 (… en réponse)




Catherine : instinct de protection, ou d’une exposition face à la tentation et à la blessure, la non-réponse, l’absolution, l’hésitation à continuer une chanson savante. Point d’interrogation ? les mots ont fui.
“Moi la lune… je n’obéis qu’à” : ma courbe ?
je crois, en ce moment, que les mots auront toujours cette puissance à satisfaire pleinement sans s’interdire, ni se limiter, ni se désirer, mais ouverts au désir de l’autre, comme étrangers à son besoin : c’est pourquoi la question se pose ici à moi : la lune est-elle lointaine inaccessible ? dangereusement catin ? docile ? une autre chose indicible ?
Je m’interroge. pourquoi dans les histoires entre hommes et femmes, on parle de “Taire”, puis de lune et d’hommes, de femme et de soleils, quand je privilégie la Terre, dans son rapport avec sa lune, même un peu amoureuse en sujet à risque par ses qestions.
Oui de la part de celui qui pose la question, instinct de protection, peur de la tentation trop forte et de la blessure en conséquence … grande hésitation à chanter une chanson pourtant bien savante pour celui qui accepte de l’entendre et de la fredonner … Les mots ont fui … oui
Et Moi la Lune, je n’obéis qu’à ma Loi …
cat