“Non he permesso a nessuno
di seguirmi fin qui.
Mai potrete sapere
che strada ho fatto à smarrito
musiche sorde
di trapano e scintille mi guidavano.”
Je n’ai permis à personne de me suivre jusqu’ici. Vous ne pourrez jamais savoir quelle route j’ai faite ou j’ai manquée. Des bruits sourds de trépan, des étincelles me guidaient.
Fabio PUSTERLA
Comme une mélodie ardente dans la tête en fredonnance notes éclairs foudroyantes, je t’accueille, je te dévore, je te frôle, je te devine, je te cajole, je te frémis, je me gémis et j’halète ce songe pour l’accoucher en myriade d’éternité et m’y lover à la douce courbe de l’abandon et du repos, en guerrière qui lâche là, au sein de tes reins, sa folie, ses armes, ses larmes, ses combats …
Cat 2006
A chaque seconde, tenter a charnée d’aller de l’autre côté du miroir, lieu ô combien as piré, re spiré et pourtant sentier si ténu, si définitivement inaccessible. Mémoire comme tu me fais des faux scellée à jamais au creux h/o/urlant ma lèvre, trace indélébile d’un doigt d’ange léger portant en preinte de l’oubli, le verbe créateur perdu dans les sinuosités de mes ténèbres.
Etirement de mon temps en langueur de l’alors, vacarme assourdissant des clairs lucides, je te connais, je te re connais, ni vraiment toi et pourtant nul autre et m’égare en mes andres oscillants, griffant en sang ce mur qui s’oppose en voile noir à mon âme étiolée, pantin disloqué aux barreaux de la cage des raisons. “Attenzione” marche arrière impossible, sens interdit, la re montée est censurée… seule la chute vertisinueuse au précipice final en parois a pic.
Incroyable accélération en sillons creusés jusqu’à l’anéantissement létal en éternel oubli. Puis re jaillir, re un carner, re créer, re chercher en se cognant tous jours à l’invincible décadence de l’âme engloutie. Quelle est donc cette nostalgie abyssale d’un empire inconnu qui crève mon coeur d’une torpeur mortelle ? Quelle est donc cette douloureuse intuition de n’être pas, à l’évidence, envie, ni ici, ni là ?
Cat 2006
Etrange impression que cette évocation séculaire en submergence, un charme envoûtant, rêve d’antan d’une nuit agitée, de l’en temps d’avant la source du commencement, un frôlement en lisière de cœur soudainement tempétueux, envie torride de la présence, celle de tous jours et d’ailleurs par delà l’aube, nichée dans une contrée mystérieuse d’où je tire ma substance et ma force, lieu éternel d’où je viens et où je retourne encore et en soupir,
là où mon âme en explosion s’écartèle en éclats myriade de sensations désincarnées,
là où tout se joue du lever au tomber de rideau, en cette île merveilleuse aux contours chatoyants où tout n’est que futur et abandon,
là où tu te trouves éternel, en ma moitié d’âme présence sans présence en désir unit au sans désir en sublimation sans contrainte,
fascinance d’une absolue certitude de te re connaître à l’endroit même d’où je viens et d’où je me réveille, en larmes cruelles et impuissantes,
maintenant !
cat 2006
ô mon coeur,
ces mots immolés et prononcés en fascinance symbiotique,
à la soif de mon âme en toi
ô je te pris en corps en suppliqué jaculatoire
d’étancher mon impatience de pleins et de déliés
en caresses brûlantes,
là où le lointain se fond en sensuelle fusionnance
et s’accouple en jouissance murmure de choses inexplicables et inavouables…
ô mon coeur en béance pénétrante,
je t’ai toi !
cat 2006
Nocturna
Ce qu’il y a de terrible c’est dans vent de mon coeur
que l’on s’enflamme que l’on s’engouffre
ceux qu’il y havre de terreurs dans un soleil nocturne
Diviser ce cadran en quarte et en tiers tant
de ciel se purifie à plein dans mon coeur
ceux qui ne le sève hurleront bien plus mort
Et dans les causes de lion des odeurs de lune
quand dans les désirs de sable s’enlisent mes peurs
mais tu le savais déjà nos ailes ne peuvent servir sans plumes
ne reste alors que la pluie langoureuse
qui coule sur nos peaux d’amoureuses
damant nos salves de cuir dans des salves de coeur
d’amants sur ces chairs ne progressent que nos baisers lueurs
millions de souvenirs qui s’éloignent au delà des tendances
Diviser ce quart temp pour en corps murir
the way of the dark où l’île n’est que lumière
doubler les éléments pour n’en pluie mourir loin
et tant de pis pour celles qui chantent si malheureusement l’amour loin
je les vois plutôt dans les étables savanes de l’âme mûre lion.
Ce qu’il y a de terrible c’est dans vent de mon coeur
que l’on s’enflamme que l’on s’engouffre
the way of the dark où l’île n’est que lumière
ce qu’il y a de terreur dans un si elle nocturne.
Pant 2006
Luminosità by cat
La stupéfiance se trouve en myriades d’âmes
Que l’on s’embrase que l’on s’introduise
En port de hasard blafard dans une lune arborescence
Re lier ce quatre temps en un tempo de brume nébuleuse à vide en ma mémoire
Ceux là qui en cale sèche sans cri bien au-delà de la vie
Et dans les effets bouillonnants des effluences d’orage
Quand dans les impatiences d’eau s’en lavent mes frayeurs
Mais je le savais déjà que nos plumes nous serviraient en vol
En embrasement de l’immensité nacrée
Qui s’épanche dans nos sangs bouillonnants
Damnant nos âmes en chaîne dans des larmes semence
D’amarante sur ces pulpes en appétences sensuelles
Moult fraîcheurs qui s’approchent au-dedans des voluptés
Re lier ce dixième temps pour tous jours désirer
L’Arte della luminosità où la chair n’est que magie
Fondre à l’uni son pour n’en point finir là
Et tandis que ceux là qui déflorent si indûment l’hymen là
Je les vois seulement dans les pampas vides de l’esprit mort né.
La stupéfiance se trouve en myriades d’âmes
Que l’on s’embrase que l’on s’introduise
L’Arte della luminosità où la chair n’est que mystère
Emportés en bonne heure dans un je lui diurne.
Cat 2006
Ce n’est que par l’amour, en choc d’une renaissance à l’élan vital,
L’amour, le magnifique, celui qui rend beau, bon et fort, aérial
En révolution, “désir obscur d’une chose obscure”
Que je glisse contre toi, consciente de n’avoir plus rien à perdre, sécure.
Et enfin oui m’abandonner toute à l’expérience autre et rare, et si bouleversée, me voir unique, noyée dans ton regard.
Avoir de la valeur et me raconter, en confiance pour colorer en tons pastels, tes tragédies et tes souffrances.
Alors cet amour deviendra seule créative volonté,
Avec la vocation farouche d’une harmonieuse qualité.
Cat 2006 pour P.

Viens, je t’invite eau lit de mes larmes en flots rugissants de mer, mère, ô céans de mon ombre en traque de rêve eau delà, saute !
Viens, je t’espère eau lit de mes rires en tumulte mugissant de père, paire, ô néant de mon double en traque de mots inconnus, vole !
Viens, je t’attends eau lit de mes silences en houle muette de terre, enterre, ô dedans de mon cœur en traque d’amour éternel, chante !
Viens, je te désire eau lit de mes plaisirs en joie légère en corps, encore, ô détour de mon inexistence, en traque de jouissance, danse !
Viens, je te respire eau lit de mes cris en plainte secrète en air, erre, ô deçà de ma mort illusoire, en traque du passage, vis !
Vi ens …
Cat 2006
Dans le noir désir de tes divergences, de ma main déliée en larme rasoir, je trouble en estafilade ta chair dénudée abreuvant mes sillons des perles de ton sang ! A l’orée de tes gémissures et de tes résistances, je goutte avec délectance à la saveur de ton trouble passionné … Ah te meurtrir encore en je éternel effleurant la lisière mortelle !!
cat 2006
En soupirs lasse, j’écoute le vacarme
Du tant qui expire, du temps qui s’angoisse, du trop qui s’effrite en balbutiement de mots moribonds !
Et de ma rêv’errance, je vous injure !
De ma révérence, je vous parjure !
De ma rébellion, je vous sépulture !
De ma vengeance, je vous déchirure aux larmes vert de gris de mon inexistence ! De mon désintérêt, je rature vos pas hésitants blottis au sable des déserts de mes lèvres …
per fas et nefas !
cat 2006