La mer dans tous ses états (numérisé)

Photo initiale de Seb retravaillée en numérique - original sur le site http://www.photosevasion.com/galerie/show_album.php?album=photos/Sports/Surf

photo prise par Seb et visible sur http://www.photosevasion.com/galerie/list_albums.php

Marécage en numérique

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Arc en Ciel numérisé

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Cebrian à Osborne - Osborne à Cebrian

Juillet 2006
Ecoute Osborne, j’ai besoin de repos et de sérénité, tu le sais bien, continuer ainsi n’est plus dans la mesure de mes forces … fatigué et las définitivement … cette vie qui me colle aux trousses, aux basques et qui s’effrite à coup de trop de désespoir me mine … tu me disais hier qu’il existait autre chose que cela … oui oui mais quoi à la fin ? non je t’en prie ne me parle pas encore de cette réalité ailleurs en dehors de ma compréhension, de ces choses non ordinaires dont tu me rebats les oreilles, je n’entends pas, je ne comprends pas .. ma vie à moi est là immédiate, impulsive, déraisonnée et déraisonnable … ah oui, je t’entends ricaner … ah oui je t’entends murmurer que mes écrits sont tout sauf dans cette réalité là … peut être mais il n’en demeure pas moins que ces mots que je couche là sur le papier de ma folie sont bien ma réalité journalière, ma thérapie à moi, mes remontées d’inconscient, mes clivages, les miens tu entends, pas ceux d’une autre réalité perchée je ne sais où dans ta tête de déjanté un peu farfelu … Et puis ton monde là, que fait-il pour moi ? Bon voilà alors écoute je ne vais pas refaire l’historique de la situation, tu la connais … tu sais quoi, j’aimerais m’allonger dans une rivière bien fraîche un jour d’été bien chaud et puis m’endormir là et ne plus me réveiller jamais, basculer comme ça tout doucement emmené par la rivière vers l’océan et m’y dissoudre … ah j’en fonds de désir … quel soulagement, plus de maux, plus de mots, plus de corps, plus de souvenirs, plus de pleurs  … disparaître englouti par les flots dévoreurs … Ah évidemment oui tu as raison des gens auront quelque chagrin - peu au fond je pense et les pires douleurs sais-tu disparaissent avec le temps, d’ailleurs le temps parlons-en … il s’étire là sans début sans fin en une éternité d’un ennui glacial c’est terrible. Et moi, regretterais-je quelqu’un ? ah excellente question oui vraiment, je ne sais d’ailleurs que répondre … ma mémoire est une passoire tu sais, peu de ceux que j’ai croisés sont restés très longtemps posés sur ma petite cervelle … mémoire sélective ou trop de données peut-être, mon cerveau fait le ménage dès lors que les choses ont passées … alors l’amitié, l’amour tout ça … petits sentiments éphémères de peu d’envergure, de peu d’intérêt … juste un effleurement sur ma joue  … je sais tu me taxes d’inconstance, tu as raison, je suis inconstant, infidèle, oublieux, solitaire, je te l’accorde … était-ce un choix ou une nécessité qui s’est imposée ? au plus loin que mes souvenirs m’emmènent ceux en tous cas que je n’ai pas délibérément oubliés, j’étais me semble t’il un enfant câlin et recherchant la compagnie … mais tu connais la situation familiale, nous n’allons pas y revenir, de câlin je suis devenue sauvageon, agressif, à fleur de peau et de coeur, écorché … quel était donc mon choix ? survivre ou suicide ? Ah oui je sais bien ta sempiternelle leçon, je suis responsable de tout ce qui est arrivé, j’ai fait ce choix en m’incarnant … permets-moi de ricaner … là vraiment des parents pareils, je devais être totalement ivre ou à l’ouest de l’ouest le jour où de mon petit nuage puisqu’il y a vie après la vie, selon toi, pour choisir cette incarnation là … non mais tu me prends pour un niais profond là !! Ah oui j’avais un lourd karma … bon ça vu ce que j’ai dégusté, j’ai dû être le pire des salauds que la terre ait porté c’est clair … mais bon comment puis-je comprendre quelque chose dont je n’ai absolument aucun souvenir … en fait, je serais châtié de saloperies faites dans un passé antérieur dont je ne me rappelle rien … franchement mon pauvre Osborne, tu es en plein délire … bon j’attends ton retour sur tout ça, j’aimerai quand même qu’un jour nous puissions en discuter sérieusement tous les 2,
Allez je t’embrasse quand même, fidèle
Cebrian

Juillet 2006

Mon cher Cebrian,
Tu divagues comme d’habitude, je ne t’ai jamais dit que la vie était simple … mais il te suffit peut être de la regarder avec un peu plus de détachement, de recul car au fond tout est fondamentalement et irrémédiablement risible et cesse de tourner toujours qu’autour de ton seul nombril, tout joli qu’il puisse être d’ailleurs… Je ne peux te convaincre de mes croyances, elles n’appartiennent qu’à moi mais tu me connais, j’ai expérimenté et moi je regarde toujours le verre à moitié plein plutôt que l’inverse  … et qui disait que le pire n’est jamais certain ? belle phrase et si vraie … Alors oui nous sommes dans une pièce de théâtre, l’horreur, le pathétique est évidemment d’oublier que nous n’en sommes que les acteurs et de s’identifier aux rôles … Tous nous avons des casseroles aux fesses et si tu regardes bien tu n’es pas le plus malheureux sur cette planète…  Enfin ça se saurait ! oui bien sûr une enfance nulle c’est certain mais tu n’as pas eu la pire au regard des horreurs de ce monde, et puis ton enfance est passée non ? pourquoi ressasser sans cesse ? … Voilà, je te dis, le monde se créé à travers ton regard, tu peux choisir de le voir horrible ou tout simplement comme il est, sans t’y attarder, juste comme un passage que tu as choisi de vivre dans le rôle que tu as choisi d’y tenir et puis écrire ton histoire chaque jour, changer de rôle comme bon te semble, en réalité, tu peux tout obtenir, il te suffit juste de changer de regard … Allez lève toi bon sang, marche …
Bon je file, il s’agissait juste de te faire un petit mot rapide pour te répondre et te dire que je pense à toi … nous en reparlerons je le crains …
Osborne
 

Pierre

Si le goût de la pierre
et son audace fringante
pouvait laisser nos mains
libres d’applaudir ou de caresser

Si le papier et l’encre
enfilant tous nos mots
s’affranchissent de pleurer
et se découvrent porteurs d’espoir

Alors c’est que le cri de l’amour n’en est pas un
non c’est une ode ou une symphonie
qui repousse l’agonie

Alors c’est que de quelques baisers
salir ne se peut non
qu’attendrir le présent c’est préparer l’à venir

Si le goût de la terre
te donne déjà l’apparence de la poussière
n’oublie pas le chemin

De quelques pierres
de quelques baisers
de quelques mots
tout se sert dans l’Amour

Tout se serre quand c’est contre toi

P

Cat says

Sur l’Autel de Pierre, où les mains s’immolent libres désormais de voir et de parler, caressant le papier d’encre en hymne à l’Amour, non plus comme cri agonisant de poussière et de larmes mais bien en un chant de désir de l’homme et de la femme en corps et en baisers. Alors s’éveille l’aspiration des deux âmes à s’unir ensemble échappant à la séparation en ce monde.
C

Encore

Encore

Tu te reproches et mes mains
qui tombent sur tes épaules
seul je resterai comme dans nos habits rudes
prendre un autre chemin
mais
sous le soleil je n’ai plus de place
ne reste pas
mes mains dans la glace

Que mes mémoires proches où lasses au matin
je sais rien ne te reviens
sur les mots d’un moment d’humain
que des traces des croches et des places vides pour demain

Tu trembles
parfois une fois
tu trembles et encore tu te retiens
sur ma rétine des traces en longueurs
parfois
j’ai oublié
toutes mes larmes
et mes explications pour te retenir
et nous cheminerons plein ciel

Par foi
c’est l’âme et son lent chemin juste une chose
qui s’allonge comme le mur qui monte entre nos deux patries

et à chaque loi tu te reprends
au seuil
c’est une mot dite d’histoire qui nous relie encore une fois

Tu
me revois à l’Aube et loin encore
Tu
me soutiens loin vers le Soir encore
c’est une triste histoire qui s’en souvient
nous n’y sommes plus
pas plus que demain
Tu
m’en veut encore d’être humain
m’en veux aussi croix moi
Si le ciel étaie pour moi
c’est que ma place n’y est pas assez solide

Alors encore une fois
je reviens
Et tue de mes larmes ton chagrin
alors qu’aussi de ton âme notre amour survient

 

Cat says :

Ne t’égare pas aux eaux asséchées en mèle ancolie, là où les doigts en serre n’agrippent que le vent du temps qui trépasse. Le soleil aride ne luit plus, les derniers mots ont brûlés au feu de lassitude en mémoire décomposée. Rien ne peut se retenir qui ne s’enfuit déjà aux caresses de l’oubli car là n’est pas la route … Rien ne peut survivre qui ne meurt déjà aux tentations humaines car là n’est pas la source … L’âme tremble et frémit, au souffle de l’origine, et le chant lointain imprime sur son cœur le souvenir en éternité et nulles paroles ne ferment le ciel. Et l’âme chemine, soupire, et l’âme aspire et abat en foi le mur qui se lamente. Puis, elle se retire pour se redire la maux dite histoire, le cœur en croix, rongé aux clous rouillés de sa désolation. Mais à l’aube des nuits et des jours, de plus en plus proche encore, elle affleure enfin en caresse la mémoire de la sordide histoire, sublimant là ici et demain l’homme humanisé en amante éternelle. Alors le ciel s’ouvre aux retrouvailles et y accueille là l’amour reconnu.

Cat

ne pas laisser …

Ne pas se laisser dévorer, rester là, juste tranquille, en silence et croire que le temps puisse s’arrêter, là à l’instant d’avant, et puis ignorer, ne pas s’attarder, sourire, rire peut être, et laisser l’amnésie s’installer,un sommeil profond, un vague souvenir de surface, comme une éraflure vite cicatrisée sur le rebord du cœur … 

Ou alors … se laisser avaler, bouger de là, en plein vacarme et ne pas croire surtout que le temps puisse un seul minuscule instant s’arrêter mais au contraire savoir qu’il ne peut que filer, ce « temps qui passe et ne se rattrape jamais » et puis s’attarder au contraire, un frémissement au coin de la paupière jusqu’aux sanglots, longtemps, comme une hérésie, un réveil brutal, une réalité en déchirure béante qui ne cicatrise pas et comprendre là que tout est vain, qu’on ne gagne jamais aucun combat, que les loups sont là toujours prêts à vous bouffer. En vérité, il n’y a toujours que le possible que l’on s’accorde, tout le reste est illusion. 

Cat 2006 

Ombre en numérique

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Création en numérique

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Crépuscule en numérique

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