ne pas laisser …
Ne pas se laisser dévorer, rester là, juste tranquille, en silence et croire que le temps puisse s’arrêter, là à l’instant d’avant, et puis ignorer, ne pas s’attarder, sourire, rire peut être, et laisser l’amnésie s’installer,un sommeil profond, un vague souvenir de surface, comme une éraflure vite cicatrisée sur le rebord du cœur …
Ou alors … se laisser avaler, bouger de là, en plein vacarme et ne pas croire surtout que le temps puisse un seul minuscule instant s’arrêter mais au contraire savoir qu’il ne peut que filer, ce « temps qui passe et ne se rattrape jamais » et puis s’attarder au contraire, un frémissement au coin de la paupière jusqu’aux sanglots, longtemps, comme une hérésie, un réveil brutal, une réalité en déchirure béante qui ne cicatrise pas et comprendre là que tout est vain, qu’on ne gagne jamais aucun combat, que les loups sont là toujours prêts à vous bouffer. En vérité, il n’y a toujours que le possible que l’on s’accorde, tout le reste est illusion.
Cat 2006




Il y a ceux qui font de leur réalité des rêves
et d’autres des rêves de leur réalité
et si la chair des illusions avait des fois la saveur juste
oui la saveur puissante du rêve qui se foudroie qui se poudroie
et s’étage en Toute Royalité, voilà ce qui s’offre par foi oui parfois encore pour ceux qui ont la chair et l’esprit au coeur de leur illusion.