Je hais ces prisons … septembre 23
Je hais ces prisons dogmatiques qui emprisonnent l’âme alors qu’elle ne chemine qu’à cœur ouvert … certes oui en souhaitant juste la même conscience éveillée pour éviter de s’exposer nue … et l’âme aime l’amour plus que l’homme lui-même, cet amour qui n’emprisonne pas, n’attend pas, ne demande pas, l’amour en don non en dû … l’amour tel un défi, une contrainte à déformer totalement son miroir pour n’y voir plus que l’image de l’autre, l’amour en révolution, une mise en danger totale … l’amour passionné qui se nourrit de mots bien sûr oui mais aussi de présence, de peau, de l’eau des yeux, de caresses, de corps … l’amour naît et n’est qu’entre deux êtres qui se rencontrent dans une réalité extraordinaire certes mais bien ordinaire au demeurant, car l’amour ne peut s’épanouir que dans le voir, sentir, toucher et non sur une sorte de trame sans saveur ni odeur dans laquelle l’amour se meurt tels un mirage, un rêve à pas cher, un espoir à dormir debout, un non engagement …
Cat 2006



