Il est des soirs …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, octobre 31st, 2006 @ 11:05 pm

Il est des soirs ainsi où les mots se cachent prudes et pourtant se mettent à nu sans crier gare … de ces soirs où la lune éclaire un infime espace de peut être … et puis la nuit sombre étreint subitement, enserre, étouffe la moindre parcelle de lumière comme un retrait soudain, une retenue, une peur, une absence, une indécence …  tout est dit déjà, inutile de mentir, tout est là, qu’on le veuille ou non, tout s’inscrit en estafilade sanglante au cœur qui se révulse, qui refuse l’encore, l’en corps, déjà senti, déjà aimé, déjà meurtri, déjà donné, déjà enfui … je sais moi que tout est là si clair, si léger comme un de ces matins de printemps où l’insouciance du possible éclate en cascade de rires …  S’enfuir … peut-être … mais où ?
Cat 2006

Une flèche …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, octobre 31st, 2006 @ 10:39 pm

Une flèche décochée en plein dans le mille, éclat de rires d’une cible soudain éclaboussée de pétales de fleurs s’ébrouant à l’âme en soleil. 

Là un éclair de pur merveilleux reflue l’Ombre …

En gamine pas sage mais sagesse n’est pas amour, vertu n’est pas gaîté, elle noie les appels et les cris à la mer déchaînée, oublie la laideur des haines et des larmes, repousse la pâle heure des gestes et des mots et le né en se drape alors d’irisements joyeux …  

Cat 2006

Rien …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Lundi, octobre 30th, 2006 @ 4:03 pm

Rien n’est vraiment fondamentalement important, tout est appelé à disparaître … Seuls les gestes faits sont essentiels enfin ceux offerts avec profondeur et ceux dont on choisi de se souvenir. 

Nous ne vivons réellement que dans le cœur des autres et encore seulement quand on s’y trouve vraiment …  je crois savoir combien c’est rare ! 

Tout le reste n’existe pas, ce ne sont que des histoires destinées à nous faire tenir ! 

Cat 2006   

Les étoiles …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:10 pm

Les étoiles se retirent dans le ciel alors que la parole s’amplifie en triomphe grandissant !

Et le néant obscurcit l’esprit de l’homme ébahi dont la conscience s’ouvre soudainement et avec terreur devant le désastre de son impuissante étroitesse …

A l’heure du passage d’un plan à un autre, ses égarements, ses errances passés, présents et à venir, le foudroient …

L’homme ploie, vaincu, absorbé par la nuit d’éternité et disparaît à jamais à l’ombre du soleil, brûlé au feu infernal de son âme perdue ! 

Cat 2006 

La stupéfiance …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:50 am

La stupéfiance se trouve en myriades d’âmes
Que l’on s’embrase que l’on s’introduise
En port de hasard blafard dans une lune arborescence
Re lier ce quatre temps en un tempo de brume nébuleuse à vide en ma mémoire
Ceux là qui en cale sèche sans cri bien au-delà de la vie
Et dans les effets bouillonnants des effluences d’orage
Quand dans les impatiences d’eau s’en lavent mes frayeurs
Mais je le savais déjà que nos plumes nous serviraient en vol
En embrasement de l’immensité nacrée
Qui s’épanche dans nos sangs bouillonnants
Damnant nos âmes en chaîne dans des larmes semence
D’amarante sur ces pulpes en appétences sensuelles
Moult fraîcheurs qui s’approchent au-dedans des voluptés
Re lier ce dixième temps pour tous jours désirer
L’Arte della luminosità où la chair n’est que magie
Fondre à l’uni son pour n’en point finir là
Et tandis que ceux là qui déflorent si indûment l’hymen là
Je les vois seulement dans les pampas vides de l’esprit mort né.
La stupéfiance se trouve en myriades d’âmes
Que l’on s’embrase que l’on s’introduise
L’Arte della luminosità où la chair n’est que mystère
Emportés en bonne heure dans un je lui diurne.

Cat 2006

texte en réponse à Nocturna de Pant

La clef d’or

Enregistré dans : chamanisme — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:49 am

La clef d’or et d’émeraude, rôde, se montre, se dérobe, s’impose et disparaît, en mystère éternel que nul intellect ne saurait déchiffrer ;Abandonné seul dans l’en bas, désavouant cela même dont il s’est exilé, en lutte fébrile et vaine contre cette vie en non sens, si ignoblement inhumaine car seulement et définitivement humaine, l’homme assoiffé, éperdu, le conte du coeur a jamais disparu, s’égare dans les méandres sombres et effroyables de sa vie.
Cat 2006

La fin …

Enregistré dans : chamanisme — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:49 am

Je suis Je, vieux Père-Oeil-de-Poisson qui a conçu l’océan, le ver dans ma propre oreille, le serpent tournant autour d’un arbre, 

Je m’assieds dans l’esprit du chêne et me cache dans la rose, je sais quand ils s’éveillent, rien que ma mort, venez à moi corps, à moi prophéties, venez présages, venez esprits et visions 

Je reçois tout, d’un cancer je mourrai, j’entre dans le cercueil pour toujours, je ferme l’oeil, je disparais, 

Je tombe sur moi-même dans la neige d’hiver, je fais la roue sous la pluie, je vois les baiseurs convulsés, les crissements des pneux, furies filtrant leur musique basse, mémoire fanée dans le cerveau, hommes imitant les chiens, 

Le ventre d’une femme m’enchante, jeune homme faisant fléchir sa poitrine et ses cuisses vers le sexe, la pine pénétrante éjaculant la semence sur les lèvres de Yin, les bêtes dansent au Siam, chantent l’opéra à Moscou, 

Mes garçons sur les pas-de-porte pris de désir au crépuscule, à New York j’arrive,  jouant mon jazz sur un clavecin de chicago, 

L’amour qui m’accoucha je l’offre sans souillure vers mes Origines, je flotte au-dessus du vomito frémissant sur mon immortalité, frémissant à perpétuité je coupe et j’enterre, 

Viens poète ferme ta gueule et mange mon verbe et goûte ma bouche dans ton oreille. 

Visions vêcues sous ayahuasca - Allen Ginsberg, Kaddish 1961 

Regreso a la vida / retour à la vie

Enregistré dans : chamanisme — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:48 am

Je me suis réveillé et je n’étais plus le même, 
Pour la première fois, j’ai ouvert les yeux, Ceux-là même que je croyais ouverts, 
Me trompant depuis si longtemps, Sans savoir que j’étais seulement 
En train de vivre dans un faux rêve. 
Avec un beau sourire Telle une étoile brillante, 
L’ange de la mort En ange de la vie se changea 
Transformant le drame de ma vie En la plus délicieuse comédie. 
«  Par hasard, serais-je mort  ?  » 
Ai-je demandé à l’Ange avec surprise. «  Mort depuis tant de temps, tu l’as été, 
Et même si, dans ton corps, le cœur battait, Dans la tombe de l’illusion, ton mental dormait, 
Là où ta divinité inconsciente gisait.  » 
«  Ton cœur bat toujours, Ton corps respire toujours 
Mais ton mental s’est réveillé De la longue léthargie de l’enfer 
C’est pourquoi tes yeux ont changé Admirant la beauté qui t’attend.  » 
«  Tu as réveillé la conscience divine De ton être, l’amour émane. 
Laissant la haine et la peur dans le passé, L’accusation et la culpabilité ont pris fin. 
En pardonnant ton âme, tu as ressuscité Pour commencer ta romance avec la vie.  » 
Mes yeux virent l’Ange, fasciné, 
Comprenant la vérité sur mon sommeil Sans y penser, je me rendis sans condition, 
Et maintenant avec humilité, j’accepte la mort et la vie Laissant s’en aller les attaches de l’enfer, 
Avec gratitude, je vois s’élever mon amour éternel. 
Don Miguel Ruiz – El Nagual  By Cat 2006 

Je voyage autour …

Enregistré dans : chamanisme — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:47 am

« Je voyage autour des bornes de la terre, déployant mes ailes quand je vole » 

J’ondule et me dé ploie, en abandon de l’inutile dépouille aux confins raisonnants amnésiques de vie, en passion mort 

Et j’affronte, jaillissante volcanique, les abysses noires aux parois tortueuses et escarpées de mes délires sinueux 

En silence sidéral de mon âme plongée dans l’abîme de mon cœur aux échos visionnaires, 

Je t’offre, en caresses aériennes, l’aspiration séductrice de l’infini en fluidité tendre et ivre des temps immémoriaux, en oubli de ta propre déchirure, 

En extase accomplie … 

Cat 2006

Viens …

Enregistré dans : chamanisme — Wrote by Cat on Samedi, octobre 28th, 2006 @ 7:47 am

Viens, au soir entre chien et loup, à l’heure magique des ombres, je t’emmène en vol abstrait visiter le royaume du non être, pays éternel de la seule réalité qui murmure, là où je compose et moule la perception en intention impeccable tel le cristal pur de mon unique apparence en ombre portée … 

Cat 2006 

 

© Cat.savarts.com