Cogitations … octobre 19
Ecrire ou le tenter avec pour trame ma seule émotion même si elle me demeure finalement presque étrangère … le mot, la parole, l’écrit sont des prises de risque permanentes de se trouver en tant que créateur bien en dessous de l’objectif et ce même objectif d’ailleurs est-il compréhensible à l’écrivain lui-même ? Car il s’agit bien là de se toucher au plus près, de pénétrer la source même de sa vie, de l’éclater, de l’écarteler, de la disséquer pour en comprendre les rouages, pour se rencontrer dans ces rouages. En réalité, le verbe emprisonne l’émotion, dénature le ressenti, le mot formulé reste inadapté quand bien même son objectif est clair. L’écriture permet d’appréhender son propre chaos et tout autant en le couchant là presque en don au lecteur, tenter de l’orchestrer pour y trouver une certaine harmonie, une sorte de paix qui s’appréhende en réalité bien de l’intérieur mais qui pour être assimilée se répand, par l’écrit, vers l’extérieur, pour l’extérieur. En réalité, l’écrit sans lecteur reste t’il un écrit ? Les mots posés là ne reviennent-ils pas tel un boomerang dans la figure même de celui qui à la fois les vit et les rédige, dès lors qu’il n’offre pas ses écrits à ce lecteur indéniablement miroir de ses propres émotions ? Je me demande alors qui de l’écrivain ou du lecteur fait la réelle valeur de l’écrit ? Cat 2006




jean lou oct 19
Au commencement était le Verbe,et le Verbe s’est fait chair.
La réelle valeur de l’écrit ?
Forcément les deux partenaires.
Chacun restant désespérément seul…En apparence…
En effet,celui qui écrit ne peut pas ne pas penser à un ou à des Etres réels.
Alors que le lecteur va tenter de lire,de se lire peut-être.
Et,à la jonction,autour des maux traduits par les mots,les deux partenaires,l’un seul,l’autre étant en réalité un parmi des dizaines ou des centaines,mais chacun ne pouvant être que seul,vont se retrouver,avec délices,bonheur ou…rancoeur et amertume.