Rebelle Lilith…

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Jeudi, novembre 30th, 2006 @ 5:56 pm

Rebelle aux multiples facettes, elle ne sait ni se soumettre ni se démettre …  Et sans l’ombre d’une seule concession soumise, quitte d’un battement d’ailes l’enclave paradisiaque ou tout autre lieu considéré tel pour s’enhardir dans les antres ailleurs de la Géhenne.
Aucune larme, aucun cri, ne sauraient retenir l’envol libre …

Et, à l’orée de la vallée, un porteur de lumière attend et face à face, en complétude, se forme l’égalité parfaite ! 
Cat 2006     

pensée du jour …

Enregistré dans : Cogitations... — Wrote by Cat on Jeudi, novembre 30th, 2006 @ 9:30 am

Le pire n’est jamais certain mais s’y préparer chaque matin au réveil, peut, s’il ne se présente pas nous avoir fait passer une bonne journée, certes ce n’est qu’a posteriori que nous le constaterons mais quel bonheur alors de se coucher en bonne condition …
Ceci posé, la « préméditation au malheur » est un exercice périlleux !
Librement inspiré de Marc Aurèle …


Et en cadeau cette petite phrase de Montaigne que j’apprécie tout particulièrement
« Courir après alors que nul n’est arrivé à Soi »

Cat 2006

Le temps en fin …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mercredi, novembre 29th, 2006 @ 9:38 am

Le temps en fin se repose et dépose devant et derrière … Et je me retire …  oui le cœur éclaboussé s’écartant las des éphémères … Ne voulant plus ni relier, ni délier car tout, au fond, est insoluble.  Seule demeure l’alternative du dépassement des possibilités obscures, en silence, en repli, et surtout ne plus rien faire, juste laisser advenir sans plus se ravir dans l’au-delà au visage d’ombre anima /le.

Je ne suis qu’une brève histoire de non temps …  et je me rétracte pour émerger de l’éternité non comme celle qui se vit mais bien en cela même qui me vie, l’amour plein et rempli de lui-même et non image renvoyée … 

A la moelle de l’âme, je me réfugie dans la douceur du moment absolu, au point Oméga.

Cat 2006  

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, novembre 28th, 2006 @ 9:04 am

L’amour, la haine, l’indifférence 

Des concepts sans odeur 

Seule derrière tentaculaire, la peur 

Et disparaître du regard de l’autre 

N’est-ce pas déjà mourir … 

Insupportable non ? 

 

Cat 2006 

Des mots …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, novembre 28th, 2006 @ 7:24 am

Des mots dans les tiroirs 

Et cris enfermés 

Des mots dits enfermant 

Jetés sur un papier jauni à la face rouillée 

Entendus même en silence 

Même en outrance 

Même en arrogance ! 

 

Les mots comme sexe 

Les mots comme pieu 

Les mots as-tu et à toi 

 

Des rumeurs en humeur 

Rien … juste des maux sades 

Des mots en soi /e / rouge 

Sanguine en crève cœur 

Des mots creusés à l’oubli 

Crucifiés en enfer glorieux 

Recouverts d’un oubli doré 

Et, 

Une goutte de parfum ! 

 

Cat 2006

Le comble …

Enregistré dans : Nihilisme ou ? — Wrote by Cat on Lundi, novembre 27th, 2006 @ 11:41 pm

Penser qu’il n’y a rien entraîne de fait la cessation de toutes formes de recherche et quel repos, quel soulagement !  Ainsi dans cette expérience du rien dans le rien, nous ne pouvons que profiter du moment pleinement car nul avenir ne saurait apparaître !  Là est sans doute le lâcher prise et l’abandon définitif de nos masques grimaçants et bien pensants, nous prenant décidément toujours pour quelque chose, pleins de ces certitudes illusoires et mensongères, que nous jetons avec délectation en pâture au monde, le même monde s’en foutant par ailleurs totalement ! Ce cynisme exacerbé au fond n’est-il pas finalement le comble de l’humour porté à son paroxysme ? Nier jusqu’à l’existence n’est-ce pas dépasser ses propres frontières pour enfin et alors approcher Dieu dans un désormais éternel éclat de rire ? En ce qui me concerne et là très précisément, je suis prise d’un incoercible fou rire … Cat 2006 

Nihilisme et mauvaise digestion :-)

Enregistré dans : Nihilisme ou ? — Wrote by Cat on Lundi, novembre 27th, 2006 @ 10:34 pm

Incroyable le nombre de nihilistes souffrant très probablement de mauvaise alimentation entraînant sans nul doute de grands troubles de digestion comme le soulevait un des lecteurs de ce blog qui se reconnaîtra et que je salue !
J’avoue personnellement que ces écrits me font plutôt rire …un tel pessimisme n’est-ce pas finalement le comble de l’humour ?

« [Adam] vivait séparé de sa femme depuis la mort d ‘Abel, car il s’était dit “Pourquoi engendrer des enfants, si c’est pour les exposer à la mort ? “ » Louis Ginzberg, La légende des Juifs
« Fumées de fumées, tout est fumée » (1,2) « Mieux vaut le jour de la mort que le jour de la naissance… » (7,1)  « Et je félicite les morts plutôt que les vivants, et mieux que les deux, celui qui n’est pas encore, qui n’a pas vu le fait du mal qui se fait sous le soleil… » (5,14) L’Ecclésiaste (La Bible, traduction d’André Chouraqui)
« Maudit soit le jour où je suis né ! Que ne m’a-t-on fait mourir dès la matrice ! Ah ! si le sein de ma mère avait été mon tombeau, Si ses entrailles m’avaient éternellement gardé ! Pourquoi suis-je sorti du sein pour ne voir que tourments et misères ?… » (20, 14-18) Jérémie (La Bible des moines de Maredsous)
« Le mieux pour l’homme eût été de ne pas naître, ensuite de mourir jeune, et le pire de vivre longtemps » Theognis de Mégare (540-500 ?)
« Ne pas naître, voilà qui vaut mieux que tout »  Sophocle (495-406 av J.-C.)
« La vie ne semble un bien qu’à l’insensé… »  Hégésias (IIIè siècle av J.-C.)
« Quel mal y avait-il pour nous à n’être point créés ?… » Lucrèce (49 av J.-C.)
« Heureux qui ne fut onc. Plus heureux qui retourne en rien, comme il était.» Ronsard (1524-1585)
« … Tout ce qui prend naissance mérite d’être détruit ; mieux vaudrait dès lors que rien ne naquît» Méphistophélès dans “Faust” de Goethe
« Naissance : la première et la plus terrible des catastrophes » Ambrose Bierce (1842-1914) Dictionnaire du Diable
« C’est naître qu’il n’aurait pas fallu » Louis-Ferdinand Céline (1894-1961)
« … Moi, Antonin Artaud, né le 4 septembre 1896 à Marseille… d’un utérus où je n’avais que faire et dont je n’avais rien eu à faire même avant… » A. A.
« La naissance… est l’unique drame qui se déroule avec le droit absolu de se dérouler… »
Peter Sloterdijk,  Essai d’intoxication volontaire.
« N’être pas né, rien que d’y songer, quel bonheur, quelle liberté, quels espaces »
Cioran, De l’inconvénient d’être né
« Donner la vie, ce poison ! En faire venir d’autres en ce monde, cette galère ! Qu’il faut être cynique, méchant ou stupide ! »  Réjean Ducharme, L’Océantume
« Ne vous vengez pas sur vos enfants de la pire vacherie que vous ont fait vos parents : vous faire naître… » Bernard Werber, Le jour des Fourmis
Cat

Vaines …

Enregistré dans : Nihilisme ou ? — Wrote by Cat on Lundi, novembre 27th, 2006 @ 8:14 am

Vaines sont les tentatives d’atteindre un éventuel salut ! Rien ne peut nous sauver de l’ennui abyssal de cette vie sans rationalité sans compter qu’il n’est pas certain d’ailleurs qu’il y ait un salut ni peut-être même une vie en fait car comment définir ce qu’est la vie au fond ?
La plénitude est une aberration et nous aurons bien le temps d’y goutter après la vie si tant est que nous puissions avoir alors le goût de quelque chose et si tant est qu’il y ait quelque chose après la vie ! D’ailleurs, la vie éternelle ne repose sur rien, ce n’est qu’un axiome !
Le bonheur n’est pas à atteindre, il est dans l’immédiateté du moment et l’espérance est une hérésie, une vile illusion destinée à nous faire avancer aveuglément vers une finalité dont on ignore tout ! Le bonheur ne repose pas sur l’obtention de quelque chose puisque le moment arrivé nous déçoit dans la plupart des cas et nous emmène immédiatement vers un autre désir … le bonheur n’est-il donc pas simplement ce simple désir de … sans tenter même de l’atteindre ?
Le pur plaisir animal de la traque en somme ! Sans toucher la proie ! Le plaisir d’un bonbon qui nous fait saliver sans en goutter la moindre saveur ?

Ou …. le bonheur ne serait-ce pas d’Etre sans désir ?

La solitude est absolue, croire ne pas être seul est une fantasmagorie, nul autre au monde ne peut ni comprendre, ni percevoir, ni entendre, ni vivre mon histoire … le goût des épinards a dans ma bouche une saveur inexplicable et impartageable … juste avec l’autre quelques repères, quelques similitudes et s’identifier est une divagation. C’est dans cette solitude en tentacules que je me construis unique et entière, non dans une finalité égotique mais bien pour échapper à cette attente illusoire qu’un autre puisse me remplir là où je suis vide, c’est un leurre. Je vis et meurs seule mais je peux partager ou le tenter en tous cas, mes peurs, mes joies, mes amours quoique l’autre en reste définitivement et indubitablement extérieur. 

Le mirage de l’oasis n’étanche pas ma soif !

Il y a certes une grande désespérance à ce constat ou dirais-je un grand réalisme mais l’essentiel n’est-il pas de marcher les yeux ouverts et de se sentir le mieux possible en sa compagnie, à la condition de s’être rencontré, et sans espoir autre ? Et les tentatives d’emprisonnement des uns comme des autres sont définitivement vaines, nul ne peut posséder qui que ce soit, nul ne peut remplir qui que ce soit, nul ne peut se remplir de qui que ce soit, même pas en rêve !
 

Au secret d’un rêve, je crois apercevoir une silhouette mais ne sais la reconnaître !
Au subterfuge d’un délire, je crois entendre une voix mais ne peux m’en souvenir !
Là, terrifiée, je découvre qu’il n’y a que moi !

Cat 2006

Ne cache rien, ne dis pas tout …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Dimanche, novembre 26th, 2006 @ 7:00 am

A l’ombre de ton chapeau, je t’écoute murmurer à ma bouche ce que tu ne caches pas sans pourtant le dire … et à ta main, je pose là ces mots :
Ne rien vouloir c’est encore tout attendre et s’il te faut à nouveau goûter à quelques miettes laissées par d’autres, mange les avec délectation et calme les ardeurs de ton cœur fatigué à chercher l’Eternel Autre !
L’amour, la mort, la vie laissent toujours les maux orphelins ! La vie, El Nagual, c’est Etre ou naître pas et le cœur s’use à trop vouloir sans atteindre même si « Caer en un rostro, existir con su respiración y con su boca* … »
Et si l’espoir est l’enfer, l’enfer est sans espoir !
La mort n’a pas d’attentes, pas même de nous atteindre, mais nous l’appelons si fort à nos rêves inassouvis … Tout est mensonge à nous-même, rien d’autre ..
Ne cache rien et dis tout … ce que tu ne pourras énoncer est ce que tu es !
Cat 2006
*Antonio Gamoneda – Blues Castillan
« Tomber dans un visage, exister avec sa respiration et sa bouche… »

Et les tempêtes …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, novembre 25th, 2006 @ 6:55 pm

Toutes les tempêtes des chaos éternels peuvent faire rage, les orages de sa mémoire y survivront. Et les éclairs infernaux et foudroyant peuvent bien fracasser les montagnes dans un bruit assourdissant, les raisons de sa colère subsisteront plus fortes comme autant de grains noirs acides à sa bouche agacée. 

Si sa main aime encore, son cœur ne désire plus et se putréfie de mépris, alors que ses mots se cadavérisent pour honnir jusqu’à la moindre parcelle de terre en jachère. 

Aux stèles de ses silences en cri, il traque désormais, même en vain, jusqu’au dernier murmure d’amour en lui et il vaincra quoiqu’il arrive ! Le combat ne fait que commencer rugissant déjà au vent déchaîné de ses espoirs en enfer !  Et les ténèbres plus sombres que le Styx submergent déjà les creux de ses yeux !   

Cat 2006 

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