Il flottait …
novembre 23rd, 2006 by CatIl flottait là comme un parfum de soufre et de rose fanée … au coin de sa lèvre tremblait une larme, énorme et goulue, qui, en tombant, asphyxia les tympans de l’homme encore assis, immobile, presque figé. Un léger tressaillement, à peine perceptible, maîtrise parfaite du corps face à l’imprévu, l’étrangeté et pourtant le flot ne cesse de se déverser, un torrent d’os balaie maintenant l’espace et emporte sur son passage les vies sages, les visages, les virages, les maux dits en susurrance tuant les regards, les cœurs encore aux aguets loin … L’homme là se noie dans la peur mouillée, un cri si peu audible, comme un souffle et la mort en porte l’ersatz de vie tel un fœtus léger absorbé dans le vide béant de l’incongru…
Cat 2006
Posted in Tonal - CHIDA |
novembre 23rd, 2006 at 1:08
Cosmique et sulfureux, léger mais solide.