Entends …
décembre 26th, 2006 by CatEntends dans le silence des nuits féroces, les mots se déchirer en crève la vie. Il n’y a rien, juste l’impossible immobilité d’un temps qui foudroie le vide.
Ecoute, ces histoires d’amour à dormir assis, te voûtant les épaules aux sanglots qui te gagnent, te coltinant à ce lit froid dans lequel tu te repais chaque soir, sans espoir et où tu crèves tes sommeils à des rêves improbables.
Qui décide ? Et de quoi ? Le courage n’est pas si simple et la mort ankylose jusqu’au moindre secret de tes joies. Partir oui, balayer tous souvenirs, perdre la raison, se fondre dans une torpeur amnésique, mais comment et pour aller où et échappe t’on à ses putréfactions, à ses crucifixions ?
Seul, c’est la réponse, et abreuvé au chaos le plus total, seul et rien ni personne pour assumer à ta place, pas d’excuse, il n’y a rien ! Juste toi !
Et tu peux traîner dans les rues mal famées d’une capitale quelconque, aller aux putes juste pour croire que les caresses d’amour sont possibles, rêver dans des ports de hasard, à Amsterdam ou ailleurs, gratter ta guitare comme un fou en Andalousie, il n’y a rien et tu t’égares aux cendres de ta vie. Tes soupirs n’y changent rien … Il n’y a rien et le vent balaie rageur tes absences et tes errances, et ces amours qui finissent toujours par se barrer te laissant le ventre béant.
Il n’y a rien, seul toi face à toi, toi capable de tout foutre en l’air pour les yeux d’une déesse, pour le sourire d’une ogresse, toi seul et des mots, des mots à déverser comme des pleurs dans des océans déchaînés.
Qui décide, qui veut, qui peut ?
Il n’y a rien, que toi, aux murs des prisons que tu construits, à y ronger tes ongles pour les franchir. Il n’y a rien, que toi… Et là bas peut-être, dans un lointain inaccessible, quelqu’une soupire pareil, un miroir, comme un reflet dans un lac bleuté … Il te suffit juste de quelques pas pour mettre le feu à ta vie, aux dernières illusions, celles qui laissent croire aux impuissances et le cœur battant y aller jusqu’à te griller les yeux pour entrapercevoir une loupiotte là qui éclaire vaguement un chemin … Il n’y a rien, juste toi et la décision du faire et tu peux gueuler, t’effrayer, résister, rien ne vaut la peine sauf le grand saut !! Aimer et vivre coûtent ! Le prix en est lourd oui très lourd et le rêve à pas cher n’existe pas !
Alors jette tes peurs et tes regrets à la poubelle des biens pensants, de ceux qui depuis longtemps ne respirent plus ! et quand tu crèveras, fais le en riant, t’auras bien vécu debout et basta de ces morts vivants agglutinés aux stèles de leur ventre desséché et aux détestables et débectances belles pensées soumises !
Il n’y a rien juste toi et chante à tue tête dans les rues, enfonce les mains dans tes poches vides et pars, cours, libre et sans tristesse, pour le fun, pour l’amour, pour le rêve, pour la vie,
Il n’y a rien, juste toi et la mort qui arrive à pas mesurés,
Il n’y a rien, sauf toi et la décision du tout maintenant !
Cat 2006
Posted in Tonal - CHIDA |
décembre 26th, 2006 at 12:49
Il n’y a rien, juste toi, et la Vie à chaque pas…

Isabelle
décembre 26th, 2006 at 12:54
Yes :-))
merci Isa
décembre 27th, 2006 at 12:05
Sur un fil , funambules tragiques .
Un miroir les uni un miroir les sépare .
L’un vers l’autre au dessus du vide , démunis , en haillons.
Crochés au balancier stupide s’avancent et se préparent
Au combat .
Miroir ,
elle y croise ses doutes et ses frayeurs , putains en majesté ,ogresses engrossées , ventres putrides et décharnés .
il y croise ses doutes et ses frayeurs ,la glace d’un lac mort et bleuté , l’inanimé d’un corps , le regard retourné .
Funambules tragiques , balanciers au combat.
Qui cassera miroir ?
Qui en éclats fera
voler ces projections ?
Funambules magiques , Il a cru son regard
Elle a baisé ses yeux …
Se sont ils retrouvés ? Volent les balanciers
Le ciel est assez grand pour cacher leurs penchants
Oui enfin accueillis , oui enfin acceptés .
décembre 27th, 2006 at 9:05
merci Pierre … c’est un plaisir de vous lire !
cat’s
décembre 27th, 2006 at 2:28
entends
l’écho de tes errances aux remparts des ruelles
même plus envie d’essuyer la buée aux mornes grisâtres des vitrines
peur de n’y voir aucun reflet
le ventre absous si loin des frissons de l’aube
l’illusion s’est échouée comme ces cadavres vomis par la mer
cette armure de verre c’était pour ta survie
et les quelqu’unes se rient de tes béances blanches et cramoisies
entends
ce silence meurtrier drapé de râles et de sanglots étouffés
ces embryons de rêve gigotant de douleurs
et tes mots en mouchoir, apparats de solitude
au creux d’une main ouverte et tendue vers le rien
oui juste toi
et là bas aux confins de leurs chairs
de leurs dogmes narcissiques
le pont et l’éclat figé de l’onde…
décembre 27th, 2006 at 2:47
merci Daniel de ta visite et de ce commentaire plus vrai que nature
!
décembre 27th, 2006 at 9:51
Il me disait “va vers ton désert comme je vais
vers le mien…” seuls oui et pour toujours…le reste
n’est qu’illusion.
Magnifique tu es, unique et singulière, je t’adore!
je t’embrasse.
Stair
décembre 28th, 2006 at 1:05
“Aimer et vivre coûtent” ; salement, effectivement…et tu sais au moins aussi bien que moi que les mots de l’univers sont souvent difficilement compréhensibles, nous sommes tellement durs d’oreille ! J’apprécie ta manière totalement contradictoire (à mon avis) d’envisager la vie et donc et surtout les liens qui la tisse et la font.
Contradictions nous sommes
Solubles heureusement
Dans l’amour sans condition
Que donne la vision
peace