Satori

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mercredi, décembre 20th, 2006 @ 1:10 pm

Dans un espace soudainement illuminé d’une allégresse explosive, l’œil intérieur voit sa propre nature percevant dans une éblouissante clarté le flux et le reflux et l’impermanence de chaque chose … Dans cette solitude absolue, aux rives d’un univers en mirage, la causalité musicale et sa source apparaissent clairement dévoilant là l’unité absolue.
Le mendiant va désormais, en haillons, ne possédant plus rien de superflu, vide de tout désir, et chemine à l’inspir mélodique d’un jardin merveilleux et invisible, pleinement et sereinement, sans nulle préférence, au cœur du Satori.
Cat

Avec l’accord de Krakatau et librement inspiré de sa musique Satori
www.anak-krakatoa.net/~downl/misc/satori.mp3

 

Torride …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, décembre 19th, 2006 @ 7:10 pm

Cette nuit, nul ne dormira  

Pas même toi dans ce rêve brûlant  

Où les mots silences te chavirent.  

Au cœur de ma peau,  

Extasiée.  

Tu soupires, loin  

Ma bouche à ta nuque  

Comme un pétale translucide  

Balaie le vent  

Ecoute, plus un bruit à la nuit offerte,  

Juste la chaleur, un souffle,  

Une larme  

En effleurement léger, loin  

Ta main  

M’enlace, m’enivre  

Torride !  

  

Cat 2006  

A plus tard …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, décembre 19th, 2006 @ 5:45 pm

« A plus tard »
Une phrase qui claque comme un fouet
Aux entrailles du cœur,
Lacérante …
Comme ces mots écrits à la va vite
A bientôt
A plus …
Au bas d’emails, jetés rapides, pudiques
Et insipides …
Des couperets tranchants
A l’amour qui soupire, expire, s’exile !!
A plus tard
A jamais
A toujours
Et le vide …
Je sais, il me faut deviner à l’ombre de ces mots,
Les silences pleins et déliés, reliés,
Les aveux non avoués, les cris non poussés,
A la bouche close qui tremble du trop
Plein à dire en entre taire
Presque obscène …
Je sais
A plus tard
N’est pas
A jamais !
 
Cat 2006 

D’entre les en fers …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Dimanche, décembre 17th, 2006 @ 7:48 pm

Sous les vers, en pan de soleil
Comme en sus, s’épanouie l’intransigeance de nos raisons, et là l’abomination des limbes, en internement solitaire de nos maux sades, de nos mots /dé/ solés, ineffaçables, comme du reste, à la lisière des déserts, les sables rouges en feu crevaient nos yeux arides et aveugles.
Comme aussi, en mélopée lancinante et hurlante, nos fantômes se réveillent en cliquetis chaînés.
Torpeur au vent madré, et la Parque et aussi les ombres …
Insouciance au vent puant et relevant la fosse, l’odeur qui en revient hisse le cœur à fleur de bouche, désole, désole, grimant ton front de benzol et d’exil.
Comme air momie, y a que ça à détruire, y a que la vie qui s’languisse, la souffrance des troupes en faillite sur la lame harponnée et les mains, rongées gant grène, comme les reins, et le son des talons assourdis, qui s’éteint, s’étreint, comme l’espoir qui s’enfuit, s’en finit …
Et la rancœur gloutonne qui s’amplifie, je ne souhaite pas t’y rencontrer, c’est un banquet fétide,  les si nuances de la vie qui se tire hors temps de la mort lâche qui s’annonce, je voudrais tant espérer que tes rires éclatent en couleurs et attendre, attendre, oui que mes doigts agrippent l’aurore.  C’est ainsi, au loin, c’est ainsi en moins, les cœurs envahis de détresse m’étreignent et je me noie en fin, et je perçois les froids liquides de ma dépouille putride, en effroi, et les chimères qui se régalent alors du tant de vide, en immolare, et lui, comme seul choix, impie, gémit devant les vers au pied de la stèle.
Cat 2006

Le silence …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Dimanche, décembre 17th, 2006 @ 8:19 am

Le silence suspendu aux rives inconsistantes du sourd à lui-même, vide de signification même si pleinement sonore, s’égare à l’exacerbation du déséquilibre, excitant les sens réactifs au monde duquel s’engendrent la haine et la violence. 

Le fou, frappant aux vitres de ses peurs intestines, vociférant, hurlant, se trépanant aux portes de ses maux, crucifié à sa déraison, ne se décourage pas de souffrir, acharné à se perdre, se roulant à la fange de ses délires putrides, juste pour la sensation d’exister. 

Pour ce passionné du malheur, ce féru de l’aigreur, le silence est plaie et couteau et le Soi demeure introuvable, cloué aux portes de l’inexistence.

Le mendiant, lui, ne désire rien et se tait !

Cat 2006     

 

 

 

Oui et alors ? Lee Lozowick

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, décembre 16th, 2006 @ 2:25 pm

L’acceptation :

Certains d’entre vous pensent certainement qu’ils acceptent ce qui est parce qu’ils ne peuvent le nier, mais ils ne l’acceptent pas pour autant. Dans votre mental, vous dites : j’accepte ce qui est, oui, oui, oui, mais je ne veux pas que ce soit comme ça, je voudrais que ce soit autrement. Par exemple : je fais tel métier, je gagne tant d’argent et j’habite dans telle maison, c’est ce qui est et je l’accepte pleinement mais je n’aime pas ce travail, j’aimerais gagner plus d’argent, je n’aime pas cette maison, j’aimerais vivre ailleurs. Cela, c’est voir ce qui est mais ce n’est pas accepter. Je peux tenter de modifier la situation mais, pour l’instant, ici et maintenant, c’est ainsi. Un aspect de l’acceptation, c’est l’absence de plaintes, l’absence de jugements. Voyez par vous-mêmes : au fur et à mesure que nous vieillissons, des petites douleurs commencent à apparaître, le dos devient moins souple, on entend ou on voit moins bien. Souvent, tout cela est incontournable et nous pensons que, simplement parce que nous admettons qu’on ne peut rien y faire, nous acceptons. Extérieurement, nous disons: « Tout le monde vieillit, c’est comme ça » mais, en fait, nous sommes furieux, nous détestons ces handicaps, alors que l’acceptation de ce qui est, tel que c’est, sous-entend par définition l’équanimité. Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas changer les choses mais que, les choses étant ce qu’elles sont, nous les acceptons et que, si elles changent pour le meilleur ou pour le pire, nous l’acceptons aussi. Il y a donc une distinction très importante entre percevoir ce qui est et accepter ce qui est.

La vie

La vie prend certains détours. La vie est bien plus vaste que nous et c’est vraiment dans l’ordre des choses que d’accepter l’inévitable. Je ne parle pas de l’inévitable dans l’avenir mais de l’inévitable maintenant. L’avenir, nous ne le connaissons pas et parler d’inévitable quand il s’agit de l’avenir, c’est vraiment pure imagination. Le futur n’est prévisible que dans la mesure où nous ne sommes pas prêts à accepter le moment présent. Pour la plupart d’entre nous, l’avenir est inévitable parce que notre passé a défini notre existence et que nous ne faisons rien par rapport à cela. Si notre névrose est une névrose d’échec, nous pouvons être certains que nous allons échouer dans l’avenir. Tant que nous sommes dans le déni, tant que nous résistons, que nous réagissons au lieu d’accepter ce qui est, le futur est extrêmement prévisible : la même chose va se répéter encore et encore. Notre existence peut changer mais notre réaction va être la même à chaque fois où que nous soyons. Vous avez déménagé après voir vécu à l’étranger mais il est probable que vous auriez rencontré là-bas les mêmes difficultés que celles que vous rencontrez en France et que vous auriez réagi de la même façon. Ce qui peut tout changer, c’est la manière d’accepter les choses telles qu’elles sont parce qu’alors l’avenir n’existe pas. Même l’instant suivant n’existe pas : quand l’instant suivant vient, il est toujours maintenant. Dans cette optique, tout est possible et le vieux scénario prévisible ne se répète pas. Arrêtez de prétendre que vous êtes plus grand(e) que la vie et cessez d’être frustré(e) parce que la vie ne suit pas vos ordres. Parfois on a fait tout ce qu’il fallait faire et néanmoins la vie ne répond pas. Ce n’est pas la peine de se demander si on s’y est mal pris car là n’est pas la question. On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n’était ce pas le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons. Travaillez donc avec votre existence telle qu’elle est. Souvent, c’est l’attente elle-même qui éloigne la réalisation. Si vous vous contentez d’être un avec ce qui est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours. C’est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendiez vous tombe dans le giron.

La pratique

Quelle importance cela a-t-il de savoir pourquoi ces larmes coulent ? La formule de la pratique, ce n’est pas « acceptez ce qui est tel que c’est, à partir du moment où vous savez pourquoi c’est ainsi ». La pratique, c’est simplement “acceptez”, que vous sachiez pourquoi ou pas. Vous n’avez pas à comprendre pourquoi les choses sont comme elles sont ou d’où cela peut bien venir. Si cela se révèle, très bien et, si cela ne se révèle pas, peu importe, ça ne change rien à l’acceptation. Le mental veut toujours chercher, découvrir, trouver des raisons, il veut du rationnel, du linéaire mais la vie n’est pas tout le temps rationnelle ou linéaire. Le centre de la pratique, c’est l’acceptation. « Ce qui est » n’a pas de définition, c’est simplement ce qui est.

Extraits de Oui et alors ? de Lee Lozowick, ed. La table ronde, p.176

La nuit …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, décembre 16th, 2006 @ 10:45 am

La nuit s’installe, enveloppe, absorbe et les vacarmes s’engloutissent aux portes des peurs trop humaines  …  et là, assis, en silence, l’air s’illumine aux étoiles qui respirent.  Fermer les yeux et ne plus voir, juste sentir et goutter au tréfonds l’inconnaissable Présence, ni ceci ni cela, néant contenant et le tout et le rien, qui ne peut se manifester qu’en ce point de fusion où demeurent l’absence et le détachement absolus.
Et dans cette éternité, tout savoir sans connaissance, ni temps, ni lien,
Etre celui qui est.
Cat 2006

Dans un joyeux tintamarre …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Vendredi, décembre 15th, 2006 @ 3:27 pm

Dans un joyeux tintamarre d’étoiles,
Deux anges jouent à se brûler les ailes,
Au ciel lézardé d’éclairs bariolés !
Un rêve sans sexe aux peaux qui frémissent
Dans une cascade d’eau opalescente.
Un fusionnement d’amour toujours
En ombre douce.
Ondée de plumes
Envolées et bigarrées,
Eclate en tintement bruissant,
Rires cristallins.
Deux anges non encore déchus
En suspens, moelleusement blottis
Au coeur des cieux ennuagés.
Inconsistants et insouciants !
Ceux-là tomberont brutalement
A la fin des jeux,
Dans le bourbier infâme de la Terreur.
Les ailes coupées au son des trompettes de la mort,
Et l’amour décapité envolé au vent des orgueils.

A l’orée des temps,
Les larmes d’Anges  
Fertiliseront nos frayeurs
Inutiles !
Cat 2006

Sur les ères…

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Vendredi, décembre 15th, 2006 @ 8:59 am

Sur les ères rances en notes de sable noir, aux cieux fermés en béances moribondes, elle tisse ses rêves en maille liberté violant des anges sans sexe.

En désir larmé sur le zinc gris, le temps s’écrase à sa peau brunie aux mains espionnes, en fouillis de cendres aux amours maudites. Et de ce rire dément, elle vous foudroie aux portes clouées de la folie lacérante, vous laissant là, aux aurores sans fin, écrasés de lumière sanguine à vos chairs brûlées.

Cat 2006

Ne dis pas …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mercredi, décembre 13th, 2006 @ 9:09 am

Ne dis pas qui tu es 

Mais approche à mon cœur

Je vois l’or suinter à tes peaux pierre closes

Au passé de ma mémoire

Le visage voit le visage !

Au silence du voyage immobile

Au temps éclairé

Un chemin étroit et solitaire

Habité

S’ouvre aux pas débridés

Vi ens, entre

Ne dis pas qui tu es

Prends ma main

Deux mains Une

JE

Te

Co naît !

Cat 2006   

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