Andalousie

 

Un jour, Andalousie 

Je viendrai et y suivrai des pas perdus. 

Ceux d’un enfant, il y a longtemps ! 

 

A tes soleils, à ta chaleur, 

Je me languirai de lui 

Qui ne reviendra pas de sitôt, 

Et rêverai au son lointain d’une guitare 

Gémissant aux chants andalous. 

 

Le long des rues bordées de lumière, 

Je me souviendrai de ces jours 

Ailleurs qu’ici 

Où tu disais m’aimer. 

 

En février, car ce mois est important 

J’irai par les ruelles de Séville 

Et j’entendrai ta voix. 

 

Mon cœur alors se souviendra 

Que tu es né ici, 

Là où maintenant je survis ! 

Cat

Hommage à l’Abbé Pierre

“On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner c’est recevoir.”

Abbé Pierre

Pourvu que tout le monde s’en souvienne …

Ma soif …

Ma soif à ta voix  … un écho, égaré, à mes utopiques exigences, à cette folle attente du meilleur.

Et les mots tombent chaotiques comme des bombes lancées à l’aveugle lacérant la chair d’éclats mortels.

La guerre partout fait rage là où les peurs se créent telles la gangrène, amputant, estropiant les plus grandes histoires.

Tout serait-il vain et ne faudrait-il pas ruser et contourner l’espoir, rester là face à soi, impassible, perdu dans un oubli immobile ?

Alors la paix viendrait …

                                                    Ou ne serait-ce pas plutôt la mort ?

Cat 2007      

Les mots …

Il est des temps, feutrés, où les mots se font impatience secrète, s’étirant, absents, dans une éternité suspendue. 

Les mots, je le sais, sont des ponts, écartant telle une main offerte les peurs et le vide, les impossibles et les larmes du dedans tellement promptes à hurler !

Et se dire, s’écrire, s’exposer, n’est-ce pas peut-être faire reculer la mort ?

Oui mais … comme il est bon parfois de se vivre sans mots, juste sur le fil de ses émotions pleinement remplies d’elles-mêmes que nulle parole ne sait plus en rendre compte.                                                                                                          Silence ! Le feu crépite.

Cat 2007     

 

Un rythme …

1-colere-61x46.jpg

Un rythme

comme un rire

au tempo des tambours

du Bronx

Rose …

3coquetterie-81x60.jpg

mots incandescents

chaleur au joue

sensation

rose

Neige

dscf0230.JPG

tempête neigeuse

blanc lumineux

feu au coeur

rouge !

huile sur toile

Rêve

reve.jpg

un songe, l’été

au coeur des étoiles

Silence …

aquarelle et sanguine /Janvier 2007

Ecoute …

Ecoute le murmure de mes confidences et entends ce que j’ai à te dire …  Vois, avec quelle application j’ai atrophié le temps aux larmes de mes désolations à me croire éternelle, construisant, pierre à pierre, en croyant en la Liberté, les murs de mes prisons. Comprends comment j’ai érigé les tours rapaces de mes hésitations et creusé de mes ongles en sang la terre de ma tombe.  Regarde comment j’ai écrit mon histoire pensant ce monde extérieur à moi si terriblement hostile en m’écartelant aux vents de mes raisons à chercher sans savoir ni quoi, ni où. Perçois de quelle manière j’ai bâtit ma vie sur les ruines des qui, quoi, comment et pourquoi.  Maintenant, je te le dis et oui même s’il est bien tard déjà, ma peau, et mon âme dans sa partie la plus fine, la plus intuitive, savent que l’ultime secret, l’unique recherche, le seul secours, plus fort que la mort, au-delà des temps incertains, des peurs et de toutes vaines connaissances … C’est l’Amour au sens du plus sublime, celui qui se donne dans son entièreté en don infini, sans échange, celui qui ne mendie pas, qui n’avilie pas et ne se remplit que de lui-même, dans sa pureté la plus totale, libre absolument et définitivement … l’Amour en éternité, seul et unique vainqueur de tous les combats. 

Aujourd’hui, n’ignore pas mes erreurs, pose les armes et pars à sa recherche sans attendre car le chemin est long et pénible et fastidieux et décourageant … 

Et surtout …

Ne laisse pas la mort dans ses apparences raisonnées, te rejoindre, plus jamais. 

Cat 2007 

Lui …

Mon cœur, ma chair, mon rêve, Toi si vivant aux cris de mes hivers inondés soudain d’un soleil d’été,

Nul autre, jamais, que Toi comme un ravissement foudroyant les larmes du dedans. Toi et ces moments que tu créés comme des éternités nacrées.

Ma bouche au délice de tes mots posés offerts tels ces subtiles variations des musiques que tu composes, je te respire dans ton désir fou du sublime. Et nos deux souffles vibrant ensemble dans l’incohérence de ce monde si étouffant d’immensité.

A tes mains comme des offrandes, je dépose mes errances solitaires. Et mes déserts comme des hantises, deviennent, à tes rires d’absolu, jardins luxuriants.
 

Toi et nul autre et cet amour comme un ciel ouvert,
Toi seul, te reconnaîtras !

Cat 2007