Dans les matins loin ailleurs… de Pant
janvier 2nd, 2007 by CatFatale dédicace à Cat
Quand elle s’ébroue c’est dans la neige que les flammèches tombent en pluie c’est ainsi qu’elle pose sa colère
Quand elle se dresse sur les pieds hauts de la lune c’est aussi qu’elle s’ennuie et que le voyage ne fut pas bon ni le vin d’ailleurs non ni celui d’ailleurs cet endroit qui est trop loin et plus proche de nos âmes
Quand elle rit elle porte ses doigts à la bouche peut être par dégoût mais elle se teinte de bleu encore oui car le rouge est noir sans oxygène qu’elle se damne dans mon sang c’est ainsi que les matins je me réveille sans aile car tout à fait je ne suis pas plus jamais été non plus un ange mais plutôt un monstre de papier carné
Est-elle silence ou solide ou bolide ou sordide non est-elle sapience plutôt que fleur même si son silence est dentelé et qu’il perle à ses étamines
Je me penche sur ses caractères sur ses mots sur ses dédicaces mais oui je m’y vois pourtant je n’y suis pas non jamais c’est trop général oui trop gêné et je râle ça c’est mon souffle qui déraille pas elle qui défaille elle ne sait pas non elle ne fait pas elle chante seulement car elle se met en transes avant le voyage elle pose oui elle dépose oui elle se repose après parfois âpre et
Tout ce qui est dit est géré oui elle sait ce que je ne vis pas car elle l’a vu antan dans celle-là ou dans celle d’avant ailleurs
Est-elle dans la plénitude alors qu’elle est la donneuse de miel non pas l’abeille pas plus que la reine non plus que la ruche mais la vie sucrée qui est la vie d’elle dans ce qu’elle est d’amour mais le vit-elle pour elle alors que moi je l’ai vue
Oui au moins une fois je l’ai vue dans ses voyages fait en moi fait avec moi sans que je bouge sans que je meurs plus de quelques fois non elle a fait fuir d’ivresse mes démons alors que oui alors que ivres ils l’étaient déjà souvent tout le temps en moi car ivre est le mot qui se colle à l’autre pour se donner encore et encore se donner et se transformer car c’est dans une danse dionysiaque que la touche se crée que la toile se bée et que la porte se tisse
Au mot tel qu’il est de l’Amour
Suis-je dans une longitude feu de l’enfer mais qui s’érige au pire des ongles carminés effilés, quand dans la glace je m’échoue et que les gerçures tombent en cris de l’en rage.
Quand dans les quartiers lunaires, j’accroche mes rêves mortifères et que le passage ne fut ni bon, ni point mauvais, d’ailleurs même que l’eau à ma bouche ne s’altère davantage, j’y pose ma fureur et non une humeur.
Aux portes de mes sourires car point de rire à ma bouche, juste un doigt posé en goutte de sang à mes dents, bleu sans air et sans aile, car dans les matins pâles, je m’évapore sur le dos des anges déchus écrasés sur un papier froissé et livide.
Le silence est un bolide à chevaucher les soirs sordides où la fleur se fane aux éclats de lune, éclairs larmés asséchant les mots posés délicats sans dédicaces et libres de toutes entraves. Et la transe se révèle solitaire, car nulle place dans l’étroitesse du non ordinaire à celle qui parfois se décompose là où tout est dit sans nécessité de se dire, là où la vision est parfaite et sans histoires d’antan ou d’avant ici.
S’agit-il d’une plaine verdoyante où l’en vie salée s’étale sur un tissage de mort ou d’amour, n’est-ce point là même chose ? Et puis-je vivre en moi ce qui a été vu ailleurs ? Si dans mes voyages, il se puisse que l’un, sans bouger, s’évapore à l’ivresse de ses propres démons et se découvrent mort au détour de mots non plus qui se donnent mais surtout qui transforment, la porte alors sans aucune touche, pas même de toile béante qui se tisse, se referme dans une folle sarabande.
A l’amour en mortel qu’il est je ne suis pas!
cat
Posted in proses et poèsies amies |
janvier 3rd, 2007 at 11:20
Belle envolée…
Sidérant.
Chez moi : je viens d’apprendre que mes neuro transmetteurs d’Amour
souffrent de Trop d’Amour !!!
Au secours .
Je veux cet Amour,oui…Mais ,
Surtout surtout ,pitié,
épargnez moi les emm..deurs.
janvier 3rd, 2007 at 2:32
ah ? faudrait que tu m’expliques le rôle exact de tes neuro transmetteurs … Pour les emm…deurs, je crains de ne pouvoir rien faire là !!
merci Jean Lou, merci pour Pant
cat
janvier 3rd, 2007 at 4:46
Pour Cat et Infos.
Je lis ,une fois de plus,les “avancées” des “scientistes”.
Ce matin donc,un de mes gazetiers me fourgue une dose de plus avec les neuro transmetteurs.
En résumé ,sans être abscons (j’ai ès matière quelque lettre !)
il démontre (montre ? ) TOUT !!!
Oui,TOUT ma brav’dam.
Que pour notre moral c’est ceci qui agissant sur cela produit le hoquet ou le coup de foutre . Pardon ,de foudre.
Puis,s’avançant en Ô profonde,décréte illico que mes émois amoureux sont tout à fait compréhensibles,dissécables,et visibles..au scanner…
“Ils” m’em..non: m’ennuient au plus haut point (la Tête)
l’Amour est.
l’Amour ,j’ose à peine l’écrire,est ineffable.
Alors,chère Cat,chers lecteurs et poètes de talents,ne lisez et n’entendez rien qui vienne de ces “savants” las.
janvier 3rd, 2007 at 6:08
je vois … bon je te rassure je ne lis pas ces inepties ou en tous cas j’évite et je me fous complètement de savoir comment fonctionnent mes neuro transmetteurs dans le cas qui nous occupe, l’amour … Moi j’aime ou je tente d’aimer le plus simplement possible et c’est bien assez compliqué comme ça pour ne pas en rajouter !!
en tous cas merci, tu m’as bien fait rire, j’adore tes descriptions mon brav’mossieur !
janvier 3rd, 2007 at 10:11
Wahou
Happy 2007 avoue tout, heu… à vous tous
janvier 3rd, 2007 at 10:14
ben euh … bonne année à toi et merci
cat
janvier 4th, 2007 at 7:49
C’était un peu maladroit, mon dernier com’. Je voulais dire de façon légère que ce texte avait tapé dans le 1000, en ce qui me concerne.
janvier 4th, 2007 at 9:28
aucun problème de mon côté, je n’ai rien trouvé de maladroit et si ce texte a tapé dans le 1000 te concernant et ben super … enfin je dis super mais c’est peut être pas ça !
cat
janvier 4th, 2007 at 11:40
Merci à Cat d’avoir apprécié ce texte par coté un peu maladroit car personnel, merci aux autres lecteurs d’y avoir trouvé quelques possibilités d’agrément pour leur oeil et leur coeur.
janvier 5th, 2007 at 3:39
Bonjour Cat
Je n’étais pas très disponible avant pour te remercier de l’attention que tu as portée à “mon blog”:0)
Je commence à dériver sur tes pistes.
A quelques moments, j’y laisserai une trace éphémère.
J’aime les pistes.
Elles mènent d’une manière ou d’une autre à l’opportunité de croiser
l’inconnu.
Je te souhaite une belle légende.
Hermano