C’est à lui …
janvier 13th, 2007 by CatC’est à lui et à cet amour mort né en éclat souillé qu’elle survit comme s’il lui fallait en respirant encore le conserver terriblement vivant malgré tout. Même ployant un genou, même à terre, vomissant ses cris de fureur, de délire, ces cris d’amour, s’accusant d’inutilité. En réalité et plus que tout, elle le désire cet amour, éperdument, même blême, même perdu aux ombres de sa raison, majestueux dans la lumière des possibles.
Elle sait bien que tout se fond parfois dans ces nuits noires où elle se traîne, enfouissant jusqu’aux sanglots d’un temps venu trop tard, la figeant là, au-delà de ses rêves telles des causes perdues et malgré cet enfer, elle croit encore que ses larmes peuvent devenir, sur une méprise, consolation dans cette nécessité du sentir que le ciel parfois se teinte de bleu lavande noyant l’amertume, que les regrets sombres se transforment quelquefois en souvenirs colorés lumineux, après un instant, une éternité. Et l’insouciance revient, même marquée d’une fissure qui bien que ne se refermant jamais s’apaise dans un suspens amnésique.
Et si, par mégarde, le froid réapparaît, aller vite et le repousser avant que vienne un vent plus glacial encore, insurmontable, insoutenable, et refuser la détresse. Oublier aussi tous ces mots désirant se dire et qui éclatent, stériles, en bulles de savon contre le mur de la terrible absence, laissant l’estomac creux et l’œil noyé.
Un jour, à l’heure dite, elle échappera à la vitesse de la fuite, trouvant un endroit calme et doux, un repos en dépose dans un présent sans trouble, infiniment apaisant, sans attente ni passion, une sorte d’ennui amoureux qui serait sans extérieur, juste lové en intériorité, se suffisant à lui-même, force tranquille seul rempart à la tristesse qui toujours guette !
Un espoir presque inconscient d’une sérénité effrayante !
Cat 2007
Posted in Tonal - CHIDA |
janvier 13th, 2007 at 10:05
Entre l’illusion, même plus illusoire, d’aimer
encore envers et contre tout l’oscur objet d’un
amour impossible et le calme enfin retrouvé en
forme d’encéphalogramme plat…n’y a t-il aucune
autre voie?
Le bonheur d’être ensemble existe pourtant, il
peut même durer très longtemps, sans cris et
sans larmes de sang…je l’ai vu briller dans les
yeux de ceux qui ont su se trouver et crois moi
je n’ai jamains rien vu de plus beau!
Y croire encore? ça, je sais pas…
Je crois en nous, à notre exigence qui dérange,
à notre intégrité, à notre capacité à tant donner,
même et surtout à ceux qui ne méritent pas tant
d’attention de notre part et qui s’essuient les
pieds pleins de leur boue existentielle sur le
paillasson qu’il ont fait de notre coeur…
alors oui, peut être, un amour comme un bain
d’eau plus tiède c’est sûrement plus doux que la
douche écossaise! why not?
sorry, je m’emballe )) mais tu sais…
je t’embrasse, toi!
Stair
janvier 14th, 2007 at 8:50
J’aime cette aile… sacrément lucide !
Nous avons plusieurs âges qui se portent en nous. Les uns muets - les autres, doux ? D’autres encore plus fort que tout. Et vous ?
janvier 16th, 2007 at 2:48
elle veut le prendre, elle ne veut pas se donner.
si elle reconnaît la femme, elle constatera que celle-ci la maintient à ce point-là - grâce à la peur- pour cette seule et unique raison.
janvier 18th, 2007 at 1:42
Bonjour Cat
Au-delà du texte en lui-même que je ne me sens pas en mesure de “commenter” (sic), j’aime beaucoup la “sérénité effrayante”.
Une liberté gagnée n’est que l’aliénation à une réalité supérieure et ainsi de suite (à mon avis). La sérénité n’est pas désirée par ce monde (car elle nie la liberté), elle lui fait bien trop peur….peut-être !
Amitié
janvier 18th, 2007 at 1:54
oui la liberté est toujours une aliénation à quelque chose et comme tu le dis ainsi de suite … et l’être devenu serein fait peur au monde certainement car plus atteignable par rien de ce monde justement …
merci OrbiiX et amitiés
cat
janvier 20th, 2007 at 1:33
liberté: le droit de choisir sa cage? Merci cat
janvier 24th, 2007 at 9:15
C’est dur hein ? Se pelotonner alors, dans un creux du temps, un instant dans un nid de silence et ainsi blottie Cat peut attendre que la marée de douleur reflue et que la fleur par-là tinte doucement, lançant le signal d’un espoir revivant.