Les mots …
janvier 27th, 2007 by CatIl est des temps, feutrés, où les mots se font impatience secrète, s’étirant, absents, dans une éternité suspendue.
Les mots, je le sais, sont des ponts, écartant telle une main offerte les peurs et le vide, les impossibles et les larmes du dedans tellement promptes à hurler !
Et se dire, s’écrire, s’exposer, n’est-ce pas peut-être faire reculer la mort ?
Oui mais … comme il est bon parfois de se vivre sans mots, juste sur le fil de ses émotions pleinement remplies d’elles-mêmes que nulle parole ne sait plus en rendre compte. Silence ! Le feu crépite.
Cat 2007
Posted in Tonal - CHIDA |
janvier 27th, 2007 at 5:32
Je suis content de votre plénitude auprès du feu.
Les mots peuvent être parfois des bouches à bouches d’âmes à âmes. J’ai vu cela cette semaine : faire reculer de vraies détresses en “soufflant” si possible des paroles de vie…
On peut aimer avec un poème. On peut rallumer des cendres fatiguées, on peut relancer une danse.
Vous savez, pour moi, le SERVICE, le désir du bien, me permet souvent de trouver l’inspiration qui fuit. Parfois aussi, je suis horriblement méchant, quand on jette des papiers gras dans le jardin de mes blogs QUI SONT MéNAGéS POUR VIVIFIER… enfin j’espère…Participer au printemps à venir…
janvier 27th, 2007 at 5:37
Tout à fait d’accord, je partage pleinement … pour les papiers gras j’ai eu le même genre de mésaventure pendant plusieurs mois et la teneur des commentaires étaient assez pénibles mais j’ai cette chance de valider avant publication ce qui me permet d’effacer immédiatement … et nul doute que vous participerez au printemps à venir …
merci de me lire aussi rapidement
cat
janvier 28th, 2007 at 4:21
Les mots se sont tus.
Le feu encore crépite oui mais va se taire aussi.
Ne reste que le silence, l’instant suspendu où tout disparait pour laisser voix … au souffle.
Rien que cette respiration , cette colonne d’air qui te traverse et t’irrigue, en continu, oubliée.
Et dans le grand blanc de ton esprit se pose le rythme clair de ta respiration, du bord de tes lèvres d’où s’écoule la vie.
Est il d’autres lèvres pour la recueillir ? Est il un autre souffle près de ta joue ? Est il une autre chaleur si proche et si brûlante où mélanger ces vies ?
Silence, sauf ce filet d’air posé à ces lèvres, courant sur cette peau, ravageuse tornade aux duvets du corps … si douce, si doux.
Oui le feu, lumière aux reflets chatoyants, les mots comme des caresses …. vaines.
janvier 28th, 2007 at 6:36
Merci Pierre,
le feu c’est comme l’amour, il suffit de l’entretenir avec attention pour qu’il parle toujours …
janvier 28th, 2007 at 9:42
“Le feu ne franchit pas la limite des cendres, mais la chaleur du feu remplit la maison.” Jean-Claude Renard.
janvier 28th, 2007 at 10:40
Oui, douce chaleur au coeur de la maison et de ses habitants !
merci
cat
janvier 28th, 2007 at 11:53
mot à mot point contre point
il est des mots vides de sens
des silences qui en disent long etlourd
et puis entre les mots il y a le silence
janvier 29th, 2007 at 2:36
Bonjour Cat…
” les impossibles et les larmes du dedans tellement promptes”… les impossibles féminins, s’agirait-il des émotions ? (ou bien seulement les larmes sont-elles promptes ?).
Je vous remercie tous de votre évocation du feu un, parce qu’il me semble important de souligner - comme semblait le confier seulement Jojuri, que “le feu ne franchit pas la limite des cendres”…
S’il le faisait, c’est qu’il n’en serait plus lui-même, n’étant plus alors le feu.
Cela, je le ressens trop fort au fond de moi - cette distinction - pour risquer de taire parmi vous ce qui fait la laideur viscérale.
Merci à tous, et bonne semaine.
janvier 29th, 2007 at 10:16
Les impossibles sont les rêves que nous poursuivons et les larmes du dedans sont les émotions liées au fait que nous ne les atteignons pas !
quand au feu, oui il ne franchit pas la limite des cendres, et pourtant il peut continuer à couver sous la cendres … il suffit d’un léger courant d’air pour qu’il se vivifie et aille brûler plus fort ailleurs … les feux de forêt en sont un bel exemple …
merci MG
cat
janvier 29th, 2007 at 10:32
Tu as raison… et cela me fait tristement rire, à cause du hasard des mots sous ta plume. Merci à toi aussi, Cat.
janvier 29th, 2007 at 10:33
Merci Olwenn … le silence dans lequel tout se trouve !
cat
janvier 29th, 2007 at 11:36
“Les impossibles sont les rêves que nous poursuivons et les larmes du dedans sont les émotions liées au fait que nous ne les atteignons pas !” J’adore cette réponse parce que c’est exactement ce que j’aurais répondu, pour ce qui est du contenu, du style et jusqu’au point d’exclamation à la fin ! J’ai l’impression de me lire sous la plume d’un autre, c’est très impressionnant !!!
(C’est parce que probablement synestète, vous avez Cat, une vision très claire de ce que vous voulez dire et n’avez presque qu’à “recopier” ce qui se dit dans votre tête…)
janvier 29th, 2007 at 11:44
Merci Joruri, oui je pense que nous sommes dans des fonctionnements assez semblables … Me concernant je suis en adéquation avec mon coeur qui dicte mes conduites et ma tête qui dicte les mots et je sais très précisément en effet ce que je ressens et donc ce que je veux exprimer … Des années de travail pour arriver à cet équilibre aujourd’hui atteint ! Merci de ce retour qui me touche et je suis fière de notre ressemblance …
Merci Marie-Gabrielle, le hasard en est-il bien un ?
cat
janvier 29th, 2007 at 2:32
Cat > Je lui préfère la synchronicité - que je vis mieux, et me rappelle sans faille.
janvier 29th, 2007 at 2:46
Oui le mot synchronicité est plus adapté, en effet
bien amicalement
cat
janvier 29th, 2007 at 3:18
Ecrire ne se fait que lorsque les émotions sont passées…ils sont en sommeil à ce moment-là…Merci…
janvier 29th, 2007 at 6:46
Il est hasardeux de parler du hasard…”Synchronicité” est excellent ! Ce mot est très bien choisi, et il est ouvert…
janvier 31st, 2007 at 7:02
Les mots :
cache -misères.
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La Pensée seule est noble,féconde.
Peut-on aimer,communier par cette Pensée ?
Oui,uniquement vraiment par elle,la muette qui crie si fort dans les têtes.
Cherchez chezrchez avec des mots :
l’amour ne se dit pas ,jamais ,car il ne se peut dire.
l’amour est dans ton regard,oui,ton regard.