Ma soif …
Ma soif à ta voix … un écho, égaré, à mes utopiques exigences, à cette folle attente du meilleur.
Et les mots tombent chaotiques comme des bombes lancées à l’aveugle lacérant la chair d’éclats mortels.
La guerre partout fait rage là où les peurs se créent telles la gangrène, amputant, estropiant les plus grandes histoires.
Tout serait-il vain et ne faudrait-il pas ruser et contourner l’espoir, rester là face à soi, impassible, perdu dans un oubli immobile ?
Alors la paix viendrait …
Ou ne serait-ce pas plutôt la mort ?
Cat 2007




Ce serait la mort. Mort sérrée dans le marbre de l’indifférence, un coeur momifié. ‘Souffrir’ a ‘éprouver’ pour synonyme. Aujourd’hui et aussi longtemps que devra durer cet aujourd’hui ils confondent la force et la violence et la bonne herbe est etouffée de partout par l’ivraie. Mais les “artistes gardent et cultivent le Jardin Originel. Tout ce qui vraiment vit le fait sous la facade de l’histoire. Nous sommes colonisés par les tourments d’un monde qui n’est pas le nôtre.
Aussi devons-nous conserver la première intuition dans toute sa force et la transmettre. “Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel que n’en soupçonnent les entendement scolaires.” Shakespeare.
VALLEE DE LA FENSCH
Le chemin de la soif passe
Douloureuse excitation
A la fois baume et acide
Par des voies insoupçonnées
Un oeil humide perle une larme
Que lèche une langue de mots insensés
Un doigt s’arrête sur le temps
Dans une corolle de nectar
A l’extrémité d’un centre excentré
Une impulsion jaillit
Etincelle cristalline et irradiante
Se lève une réverbération aquatique
Le sourire s’ébauche confiant
Livré au toucher émouvant de l’air
Le ventre de l’aurore découvre
L’ébullition tiède d’une souvenance
Monte l’audace sur les collines chaudes
Une odeur fusionnelle scie les entraves
D’un magma silencieux
Des contractions animent les cercles
Le vent active les impulsions
Le temps entre en suspension
Les hauts-fourneaux sentent l’écho
De la caresse des marteaux-pilons
La sève des aciéries remue ses enveloppes
Intime préparation disponible et offerte
Pour une coulée de lave évanescente
Que forgera un souffle déstructurant
Un éventail augmente la température
Qui devient liquide époustouflant
Le gémissement des treuils imprègne l’atmosphère
Des vagues de métal soulève un flot
Un orage craque dans la brûlure de l’été
L’incandescence s’ouvre inondée
Un cri surgit au firmament d’une ruade
Et l’implosion dévoile l’impudeur
D’une caresse aux sarments écorcheurs
Dans un râle la dilatation se fige
Etendue aux confins sans limites
Epurée des murs industriels
Flottant sur le tapis noir
Des terrils insipides
Passent des sons brumeux et légers
Dans une bruine pourpre et fine
L’aube écoute la respiration
D’un temps absent
… impassible, trouvé dans un oubli immobile. Alors la paix, peut-être serait…
Amitiés, Cat,
Marc
l’Amour toujours surprend.
Il est là et t’attend.
Tu ne sais et ne sens !
Pourquoi et comment ?
Tu devrais savoir voir ,Toi !
../
Je sais, sens par sens, et entends de coeur
Pourquoi moi et pas l’autre ?
..
Viens,écoute et vois.