J’invente …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Vendredi, janvier 19th, 2007 @ 2:02 pm

J’invente la vie comme des rêves posés sur des étoiles éteintes. L’illusion s’accroche et le temps qui jamais n’appartient à personne s’écoule inexorable et impuissant, en attentes vaines.

Mes colères comme des vagues enragées de désirs perdus n’y changent rien et chacun de mes pas est un espoir vers un possible improbable. Les contes de fées ne sont toujours que ce qu’ils sont et moi je me noie dans ces fables d’avenir … mort. 

Je sais bien que les larmes de joie ne se distribuent pas aussi facilement et ce mensonge qui dit je t’aime comme un vacarme infernal. Il n’y a au fond toujours que le silence au coeur des serments ! Bien malin celui qui saura faire de ses promesses des rayons de lumière éternelle.  Décidément rien ne résiste aux mauvaises intentions de l’enfer !

Cat 2007   

 

C’est à lui …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, janvier 13th, 2007 @ 6:25 pm

C’est à lui et à cet amour mort né en éclat souillé qu’elle survit comme s’il lui fallait en respirant encore le conserver terriblement vivant malgré tout. Même ployant un genou, même à terre, vomissant ses cris de fureur, de délire, ces cris d’amour, s’accusant d’inutilité. En réalité et plus que tout, elle le désire cet amour, éperdument, même blême, même perdu aux ombres de sa raison, majestueux dans la lumière des possibles.

Elle sait bien que tout se fond parfois dans ces nuits noires où elle se traîne, enfouissant jusqu’aux sanglots d’un temps venu trop tard, la figeant là, au-delà de ses rêves telles des causes perdues et malgré cet enfer, elle croit encore que ses larmes peuvent devenir, sur une méprise, consolation dans cette nécessité du sentir que le ciel parfois se teinte de bleu lavande noyant l’amertume, que les regrets sombres se transforment quelquefois en souvenirs colorés lumineux, après un instant, une éternité. Et l’insouciance revient, même marquée d’une fissure qui bien que ne se refermant jamais s’apaise dans un suspens amnésique.

Et si, par mégarde, le froid réapparaît, aller vite et le repousser avant que vienne un vent plus glacial encore, insurmontable, insoutenable, et refuser la détresse. Oublier aussi tous ces mots désirant se dire et qui éclatent, stériles, en bulles de savon contre le mur de la terrible absence, laissant l’estomac creux et l’œil noyé.

Un jour, à l’heure dite, elle échappera à la vitesse de la fuite, trouvant un endroit calme et doux, un repos en dépose dans un présent sans trouble, infiniment apaisant, sans attente ni passion, une sorte d’ennui amoureux qui serait sans extérieur, juste lové en intériorité, se suffisant à lui-même, force tranquille seul rempart à la tristesse qui toujours guette !

Un espoir presque inconscient d’une sérénité effrayante !

Cat 2007

Il est des soirs …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Jeudi, janvier 11th, 2007 @ 1:47 pm

Il est des soirs ainsi où le froid étreint et gèle les larmes suspendues au bord d’un œil crevassé de terreur, comme une fragilité en fêlure, une sensibilité exacerbée en équilibre précaire, sans guérison car sans guérisseur.
Puis les silences … de ceux qui en disent trop long pour être entendus !
 
Il est des nuits de lune où les mots ne savent plus où aller, où se poser, le dire alors s’absente sans écho !
S’allonger et dormir et partir, s’ensevelir et oublier jusqu’au moindre souvenir d’un impossible songe perdu un mois d’hiver en plein soleil !
Il est des matins où j’aurais aimé me lover à la lumière de certaines mains !
Maintenant je ne connais plus la peur de ce qui pouvait advenir, c’est arrivé ! Il est des joies qui se perdent à l’instant même où on les trouve !
Désormais, il est des jours où je ne pleure plus, pleurer est encore vivre !

Cat 2007

Au son …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Lundi, janvier 8th, 2007 @ 11:52 am

Au son du Batá, la salsa endiable le corps flamboyant.

Les yeux fermés, ondulant au rythme infernal, ses hanches frémissent en harmonie transe et elle aspire les notes, priant au ciel Lui et ses yeux noirs en braises à son cœur !

De feu, un désir fou l’emporte dans une danse d’amour, pour lui, dans les rues éclaboussées de lumière brûlante de Porto Rico, au rythme d’une Salsa Romántica ! 

Cat 2007

Il me faudrait …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, janvier 6th, 2007 @ 11:48 am

Il me faudrait aller au tréfonds d’un impossible endroit alors il me serait possible d’apercevoir la route, le chemin éclairé de lumière, la seule réalité, celle que je connais de tout temps mais dont j’ai oublié jusqu’à la moindre trace. Et quitter ce lieu recouvert d’immondices et d’horreurs, où je dépose jour après jour les oripeaux de mes absences. Là où entre ces murs de prisons érigés heure après heure, nuit après nuit, larmes après larmes, se déroulent des guerres sans merci en réalités brouillonnes, vivant seules, sans même qu’il y ait trace de la moindre action. Un oubli en moi, un oubli de Soi, une amnésie totale, perdue aux déserts des illusions, l’ego porté roi.

Il me faudrait juste le courage de quitter l’apparent confort des apparences !

Cat 2007

Dans les matins loin ailleurs… de Pant

Enregistré dans : proses et poèsies amies — Wrote by Cat on Mardi, janvier 2nd, 2007 @ 10:22 pm

Fatale dédicace à Cat

Est-elle dans la latitude bleue de l’enfer celle qui se dresse au mieux des dix doigts qu’elle porte en griffures amincies   

Quand elle s’ébroue c’est dans la neige que les flammèches tombent en pluie c’est ainsi qu’elle pose sa colère

Quand elle se dresse sur les pieds hauts de la lune c’est aussi qu’elle s’ennuie et que le voyage ne fut pas bon ni le vin d’ailleurs non ni celui d’ailleurs cet endroit qui est trop loin et plus proche de nos âmes

Quand elle rit elle porte ses doigts à la bouche peut être par dégoût mais elle se teinte de bleu encore oui car le rouge est noir sans oxygène qu’elle se damne dans mon sang c’est ainsi que les matins je me réveille sans aile car tout à fait je ne suis pas plus jamais été non plus un ange mais plutôt un monstre de papier carné

Est-elle silence ou solide ou bolide ou sordide non est-elle sapience plutôt que fleur même si son silence est dentelé et qu’il perle à ses étamines

Je me penche sur ses caractères sur ses mots sur ses dédicaces mais oui je m’y vois pourtant je n’y suis pas non jamais c’est trop général oui trop gêné et je râle ça c’est mon souffle qui déraille pas elle qui défaille elle ne sait pas non elle ne fait pas elle chante seulement car elle se met en transes avant le voyage elle pose oui elle dépose oui elle se repose après parfois âpre et

Tout ce qui est dit est géré oui elle sait ce que je ne vis pas car elle l’a vu antan dans celle-là ou dans celle d’avant ailleurs

Est-elle dans la plénitude alors qu’elle est la donneuse de miel non pas l’abeille pas plus que la reine non plus que la ruche mais la vie sucrée qui est la vie d’elle dans ce qu’elle est d’amour mais le vit-elle pour elle alors que moi je l’ai vue

Oui au moins une fois je l’ai vue dans ses voyages fait en moi fait avec moi sans que je bouge sans que je meurs plus de quelques fois non elle a fait fuir d’ivresse mes démons alors que oui alors que ivres ils l’étaient déjà souvent tout le temps en moi car ivre est le mot qui se colle à l’autre pour se donner encore et encore se donner et se transformer car c’est dans une danse dionysiaque que la touche se crée que la toile se bée et que la porte se tisse

Au mot tel qu’il est de l’Amour

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Suis-je dans une longitude feu de l’enfer mais qui s’érige au pire des ongles carminés effilés, quand dans la glace je m’échoue et que les gerçures tombent en cris de l’en rage.
Quand dans les quartiers lunaires, j’accroche mes rêves mortifères et que le passage ne fut ni bon, ni point mauvais, d’ailleurs même que l’eau à ma bouche ne s’altère davantage, j’y pose ma fureur et non une humeur.
Aux portes de mes sourires car point de rire à ma bouche, juste un doigt posé en goutte de sang à mes dents, bleu sans air et sans aile, car dans les matins pâles, je m’évapore sur le dos des anges déchus écrasés sur un papier froissé et livide.
Le silence est un bolide à chevaucher les soirs sordides où la fleur se fane aux éclats de lune, éclairs larmés asséchant les mots posés délicats sans dédicaces et libres de toutes entraves. Et la transe se révèle solitaire, car nulle place dans l’étroitesse du non ordinaire à celle qui parfois se décompose là où tout est dit sans nécessité de se dire, là où la vision est parfaite et sans histoires d’antan ou d’avant ici.
S’agit-il d’une plaine verdoyante où l’en vie salée s’étale sur un tissage de mort ou d’amour, n’est-ce point là même chose ? Et puis-je vivre en moi ce qui a été vu ailleurs ? Si dans mes voyages, il se puisse que l’un, sans bouger, s’évapore à l’ivresse de ses propres démons et se découvrent mort au détour de mots non plus qui se donnent mais surtout qui transforment, la porte alors sans aucune touche, pas même de toile béante qui se tisse, se referme dans une folle sarabande.
A l’amour en mortel qu’il est je ne suis pas!
cat

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