De la pulpe …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mercredi, mars 28th, 2007 @ 12:10 pm

De la pulpe de mes doigts, loin, j’effleure tes lèvres.
Et l’espoir frôle et rôde, servitude comme désespérance
En silence, juste un rêve de mots morts
Même pas lavé des larmes en rigole
Creusent la terre en stèle !
Tu ris parfois de ce rire qui ne comprend pas
Ou trop
Loin 
Comme tristesse d’impuissance
Tu pleures aussi parfois, j’entends et ma main caresse ton front
Trop tard, déjà sonne ce temps qui se barre
A mes cris perdus !
Au bout du couloir des errances meurent mes pas
Au bord d’un désespoir, je te vois
Et je ne peux rien, le miroir déforme
L’amour
Et les étoiles changent de quartier,
Le sang qu’elles versent quand elles s’éteignent
Effarouche le soleil !
Cat

Elle te dira …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Lundi, mars 26th, 2007 @ 12:46 pm

Elle te dira que le temps c’est la légèreté de l’instant sans les mots et que pour cela le soleil en éclabousse l’horizon comme des ardillons qu’il lance en rideaux de feu, elle t’apprendra que la lune est une mare où se mire juste ton reflet changeant aux fins des souvenirs de ces riens, elle plie des rires en frisottis et replie ses ailes en d’autres rêves de roses blanches, et tout ça pour que les peaux que tu portes se transforment en peau de légèreté, oui, c’est pour toi qu’elle tisse la chair qui te sied.
Et lui sans tain pour lire ses âges, il rira, il frémira sous l’éphémère et ses mains se tendront vers elle, ou pour lui, et que tout commence alors sous le soleil et il appellera de sa voix l’amour calme du matin nouveau.
Et son cri formera un ciel bleu nuit, pour faire danser les étoiles, pour qu’une ronde parfaite encercle le vif du monde, et avec ça aussi, on les verra tous se lever et se danser en cercle et se parler avec oui et tout cela dans le temps qu’elle aura créé, sans raison, sans détermination.

Cat 

En réponse à Pant que je remercie

http://pant.savarts.com/pant-en-toutes-lettres/climat/  

Seul l’espoir …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, mars 13th, 2007 @ 10:38 am

Seul l’espoir que tu me donnes quand tu m’en donnes transforme l’attente en patience et ces vents que je ne prends pas me portent alors sans effort vers toi …

Un jour peut-être, l’espérance disparue, je prendrai les courants, hurlant encore à ces impossibles qui m’absorbent mais pas longtemps, déjà un gémissement à peine, presque inaudible ! Et je m’évanouirai dans ce temps du tant passé pour rien !

Un matin ou un soir, je déploierai ces ailes dépliées et repliées si souvent et atteindrai ce vent d’ailleurs pour aller là où le soleil espère encore, là où seul mon nom se prononcera. Libre oui peut-être dans ce vide du cœur qui ne saura plus rien, petit tas de cendres dispersées, amnésique, sans histoire et sans territoire.

D’abord, oui je fuirai puis je choisirai de partir, seule en soi, seule pour soi et alors le feu disparaîtra …

ou bien restera là dans un recoin d’h/ombre !

Cat 07   

Tu dis …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Jeudi, mars 8th, 2007 @ 11:33 am

Tu dis : l’amour ne peut être unique ! Acceptes-tu que je te réponde, en confidence secrète, qu’il me semble pourtant m’en approcher ? M’accordes-tu cet orgueil probablement insensé ?

Je dois bien te l’avouer, la route fut sinueuse et longue et le chemin caillouteux … avant que mon âme puisse et encore à peine, effleurer les rives de l’adoration et de la soumission, là dans cet autre espace de conscience où je L’ai reconnu lui à nul autre pareil … Là où les vérités communes se fondent, s’assèchent … et enfin jouir avec délectation de cet état langoureux où les frontières de l’ego se désagrègent …

Ah te dirais-je combien il est savoureux de se baigner en tressaillement à fleur de cœur à la voluptueuse sensation à la fois magique et affolante de l’abandon …

Te confierais-je combien je me sens vaporeuse et confiante à accepter sans réticence cette impuissance absolue de moi-même à son pouvoir protecteur ? Et ce bonheur de faire don de moi en totale complicité à Celui qui me protège, qui me soutient, qui m’exalte et m’aime plus et au-delà du connaissable …

Te révèlerais-je encore que l’amour, le sublime, l’unique porté à son plus haut point d’incandescence est un feu qui dévore et que je n’ai aucun autre désir que celui d’être enflammée en corps, en âme, à toujours …

et même s’il n’est pas de cette existence …

Cat

A chaque fois …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, mars 6th, 2007 @ 2:07 pm

A chaque fois qu’il m’aime, même loin, c’est Lui et les mystères de ses mots qui me font briller aux éclats.

 

Dans mes nuits où il se frémit à ma bouche, tout contre, si profondément contre,

Il me prend, je le goutte à mes mains, je l’étreins en corps et ses baisers me font à jamais oublier ce temps qui s’étire à l’attente du devenir.

 

Je l’appelle de Son nom et le respire au souffle du silence là où si pleine de Lui, nul mot ne se prononce plus !

 

Cat 07

En réalité …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Dimanche, mars 4th, 2007 @ 9:20 am

En réalité, la liberté est prison pleine d’absence et de mort pour celui qui, résigné, bute à la grisaille des impossibles. Et il appelle alors cette vieillesse engluante qui égraine les heures pétries d’ennui, et crucifie ses rêves envolés …

Elle, elle écoute le regard, lumière en embrasement millimétré, posé à la trame la plus fine de son âme. Son amour est prière, sourire majestueux et malicieux, silence soufflé ou tonnerre tonitruant comme l’arrondi d’un torse ou le creux d’un sexe érectile à sa bouche offerte. Grain de sel sur la pointe de la langue excitant la salive et frisottant le cœur …

Elle, elle vœu et s’en pare de tout … Sa danse est une folle et éternelle sarabande dans les bras qui aiment et embrassent et cajolent et tout en elle goutte à la saveur délicieuse et royale, celle de l’amour magnifié aux frissons silencieux de son âme en chair … 

Cat 07   

Lui …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Samedi, mars 3rd, 2007 @ 10:59 am

Il est venu là un jour de novembre, pluvieux et gris peut-être, remplir de chaleur et de lumière délicatement l’espace, sans crier gare.

Et j’ai vu son drôle de sourire triste d’une douceur exacerbée, comme une déchirure ancienne m’éclabousser, alors j’ai accueilli en moi, à la fine pointe de mon âme, sa si longue attente en écho à mon cœur. 

La symphonie se compose désormais au gré des vents joyeux ou furieux, nul ne sait ce qu’elle sera mais les notes couleur feu s’assemblent et s’embrasent, s’orchestrent. L’impression est là, toute résistance est vaine et se désagrège à ses murmures, à ses appels, à ses espoirs qu’il s’en défende ou non et mon corps se tend à chacune de ses respirations, ma bouche enivrée à l’odeur de sa peau.

Folie passionnée que cet amour là, effaçant le temps qui désormais s’égare ou s’étire en un point minuscule dans un ailleurs lointain … Les amants éternels se retrouvent toujours au-delà de l’inconnaissable, dans une exigence absolue d’aimer et les mots se heurtent impuissants à en rendre compte.

Lui, et le silence qui suit est encore Lui … Mozart aurait aimé sans doute que j’offre cette phrase à celui dont je parle ici …

Et quand il s’approche, un souffle frais efface la peur et la mort se retire, impuissante !

Cat 07    

Ces gens-là …

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Jeudi, mars 1st, 2007 @ 8:10 am

Il est des gens qu’on attend éternellement, des gens entre deux rives, entre deux eaux, deux histoires, dans deux réalités parallèles : les possibles impossibles.
On les regarde, on les aime, on les espère et rien ne se passe, tout reste immobile, en suspens, toujours à la lisière d’une action ou d’une décision qui ne vient jamais.

Ces gens-là sont attachants mais mieux vaut se contenter de les regarder, de les aimer, de les entendre sans désirs sous peine d’être pris au piège de l’attente et d’y laisser une portion de son cœur, la partie la plus vitale sans doute, celle de l’amour qui espère sans espoirs.
On ne saurait dire si ces gens là sont morts ou bien vivants, ou bien morts-vivants, tant est compact leur immobilisme agité de rêves jamais assouvis.

Ces gens là, fuyez-les, déployez vos ailes ou acceptez de les rogner aux abîmes de leur absence car sachez-le, ces gens là vous laissent seuls, de l’autre côté de la rue !

Cat 07.

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