Ces gens-là …
mars 1st, 2007 by CatIl est des gens qu’on attend éternellement, des gens entre deux rives, entre deux eaux, deux histoires, dans deux réalités parallèles : les possibles impossibles.
On les regarde, on les aime, on les espère et rien ne se passe, tout reste immobile, en suspens, toujours à la lisière d’une action ou d’une décision qui ne vient jamais.
Ces gens-là sont attachants mais mieux vaut se contenter de les regarder, de les aimer, de les entendre sans désirs sous peine d’être pris au piège de l’attente et d’y laisser une portion de son cœur, la partie la plus vitale sans doute, celle de l’amour qui espère sans espoirs.
On ne saurait dire si ces gens là sont morts ou bien vivants, ou bien morts-vivants, tant est compact leur immobilisme agité de rêves jamais assouvis.
Ces gens là, fuyez-les, déployez vos ailes ou acceptez de les rogner aux abîmes de leur absence car sachez-le, ces gens là vous laissent seuls, de l’autre côté de la rue !
Cat 07.
Posted in Tonal - CHIDA |
mars 1st, 2007 at 8:58
Au pas de ces gens-là, ne pas être leurs rotules, garder son oxygène, pour alimenter ses muscles.
mars 1st, 2007 at 9:36
Heureuse sur prise.
Cat ce matin ,à l’ouverture…!!
Cat désabusée.
“Ces Gens là …”
Nous en faisons tous partie pour partie.
Dure la vie et
l’apprentissage à l’in fini obligé
de la vision de ma poutre dans l’oeil .
Que dis je : poutres dans les deux yeux !
…
Comment réaliser l’utopie-une de plus- (d’ailleurs ,nous ne vivons que dans cet océan de More)
consistant à ne plus me voir,pour,enfin,voir battre toutes les fibres de l’autre,animées d’amour…
Utopie peut-être,et cependant
Utopie Vitale.
mars 1st, 2007 at 9:56
Bonjour Jean-Lou
merci de ta visite et de ton commentaire … Cat désabusée non même pas, juste lucide comme d’habitude.
Tu as raison sans doute nous en faisons tous partie mais pour ma part je préfère et de loin ne pas être dans ce moule et je me bats contre l’immobilisme, contre les rêves que nous pousuivons et que nous n’atteignons jamais faute de nous en donner les moyens. La liberté de faire pour soi au plus profond de ses aspirations est difficile car passe souvent par des prises de décisions lourdes de conséquences, mais la vie le vaut bien, l’amour le vaut bien, sinon nous survivons à pas cher, nous restons dans l’hébétude, je refuse cela .. alors je reste lucide et vigilante même si déçue souvent de voir si peu de gens aller dans mes pas …
Merci Maxence de ta fidèle présence
je vous embrasse tous les deux
cat
mars 2nd, 2007 at 2:36
Oui, Cat :
“On ne saurait dire si ces gens là sont morts ou bien vivants, ou bien morts-vivants”…
C’est un peu comme si tout d’un coup on avait perdu la vue, comme si tout devenait flou. Enfin, c’est comme ça qu’ils doivent nous imaginer, incorrigibles…
La réalité est bien plus incidieuse : on essaie d’attraper ce brin de papier, cette paillette et la lumière, et l’on court derrière le bout de ficelle qui se retire… sans avoir encore pensé à relever le nez afin d’y voir (à la bonne hauteur… au lieu de regarder par terre…) : le marabout ?
Ici, j’ai l’air d’en rire, mais dans la réalité, on n’est plus que l’image que l’autre avait projeté que vous seriez afin de lui servir : image bien différente de ce que l’on sait d’être. Ainsi agit ce qu’ils croient être “le charme”… n’est-ce pas ? Ils sont des morts vivants au sens où nous les avons vu… mourir. Mourir à leurs charges.
mars 2nd, 2007 at 9:48
Merci Marie-Gabrielle,
oui je les ai vus mourir à leurs charges, à leurs rêves, à leurs espoirs et j’ai résisté au fait de ne pas alors mourir moi-même,
merci
cat
mars 2nd, 2007 at 9:49
Salut Cat, où est l’amour dans l’expression “ces gens-là”? Chacun n’est-il pas là où il peut en être? Le piège n’est-il pas l’attente, de toutes façons, quelle que soit la personne à qui on s’adresse, quelle que soit la relation? “Ces gens-là”, de quelle partie de nous sont-ils le miroir? Toi, moi, combien de personnes ont pu nous attendre sans recevoir de réponse? Quelle est, en chacun de nous ,la part d’accueil et la part d’immobilisme. Je crois profondément à l’inclusion plutôt qu’à l’exclusion, la séparativité, qui nous fait rejeter et nous rend aveugles.
Au fait, quand est-ce qu’on voit???:-)
bisou,
Isabelle
mars 2nd, 2007 at 10:09
l’amour y est Isabelle même dans l’expression “Ces gens-là” dont je fais partie ou ai fait partie. Pour les voir, j’ai donc traversé moi-même les mêmes états, sinon pas de connaissance. L’attente est un piège peut-être mais est éminemment humain, nous attendons de la vie, des autres et le nier est se raconter une histoire. Des gens comme tu le dis nous ont attendus sans doute mais ils peuvent l’avoir fait sans que nous nous soyions engagés à le leur demander. J’ai rarement fait des promesses que je n’ai pas tenues ou laisser entendre des choses que je n’ai pas assumées … j’ai pu me tromper certes. Rejeter ? non accepter et voir avec les yeux bien ouverts, cela s’appelle la lucidité et non le jugement.
On se voit quand tu veux
bises
cat
mars 2nd, 2007 at 10:50
“Des gens comme tu le dis nous ont attendus sans doute mais ils peuvent l’avoir fait sans que nous nous soyions engagés à le leur demander.”
Je ne voudrais pas me montrer indéli-cat… et pourtant, ne refuse pas les bulles d’ici, ni de me dire : “que c’est beau, romantique et vrai !”. (unique et rare).
Que de castrations ne nous infligeons pas dans ce sérieux qui nous auréole : attention… l’espoir fait peut-être vivre, mais il faut le Tuer… car seule une espérance demeure… lucide ? moi ?! m’étrangler vaudrait mieux. (Un chat dans la gorge…).
mars 2nd, 2007 at 10:52
zut, j’ai sucré le nous, et l’ajoute donc : ne NOUS infligeons-NOUS pas…
mars 2nd, 2007 at 11:47
le sérieux ?? bof ! qu’est-ce que le sérieux en réalité, moi perso je ne sais pas et je suis tout sauf ça justement !! l’espérance je ne sais pas de quoi il s’agit, l’espérance de quoi ? nous tentons tous de vivre au mieux avec le moins de souffrance possible et j’ai au moins cette lucidité me concernant, je ne tente pas de nier qui je suis et ce que je souhaite. Quant à être lucide sur les gens qui m’entourent, ô la je m’en garderai bien, là est la nuance, lucide sur soi demande déjà bien des efforts .. pour le reste je ne suis pas devin.
merci
cat
mars 2nd, 2007 at 12:18
L’absence infinie nourrit la lucidité - c’est ce que croit cette dernière, parce qu’elle y est acculée. Sous la lucidité forcée, le désir inavoué n’est-il pas se perdre ?
mars 2nd, 2007 at 12:30
Etre acculé est déjà se perdre non ? et dans ce cas être lucide n’a aucune importance …
mars 2nd, 2007 at 1:48
Merci, Cat.
Et puis : mouais.
“et dans ce cas être lucide n’a aucune importance …”
Si, parce que - tu vois, une partie, une facette de moi s’exprime, à travers un mot, un ensemble de mots, ou un signe - la représentation que je me fais de moi, aussi. Cela, je peux le ressentir. C’est bien ce que je crois.
A partir de là, je suis responsable… et donc, être lucide a toute son importance, et ne demande aucun effort.
Je t’embrasse fort…
mars 2nd, 2007 at 4:21
Bonjour Cat,
Je te remercie d’avoir répondu à ma question « Quelle livre emporteriez-vous lors d’un très long voyage ? » lors de l’enquête proposée sur mon blog. Les réponses on été listées en bas du commentaire 41 de la page suivante (enquête du 19/2):
http://fautedemieux.over-blog.com/categorie-933103.html
Intéressant pour des idées de lecture ! Merci aussi d’avoir répondu à mon énigme d’aujourd’hui (j’aurais choisi l’orange).
Amitiés,
A très bientôt.
Marc
mars 2nd, 2007 at 6:28
Hello Marc, de rien avec plaisir …
Intéressant ces histoires de bouquins je trouve …
toi l’orange, moi le citron, nous sommes toujours dans les agrumes non ?
bien à toi
amitiés
cat
mars 4th, 2007 at 7:23
Bonjour Cat
Les accros de la procrastination, quoi…
Insidieux, c’est, certes, mais le chatouillis d’une plume peut les faire culbuter…
Merci