Renoncer serait pire que la mort tout entière
Car rien ne ferait que je n’y sois pas
Présente toujours à soi, comment y échapper ?
Et quand bien même sans désir de toi, rien ne fera que tu n’y sois plus !
J’avance pourtant dans ce silence, trébuchant,
Et ces ombres furtives égarées à ma mémoire en dentelle
Non point de Calais mais décalée, me heurtent
Sans que je les reconnaisse vraiment !
Et le terrible sont ces tempêtes glaciales, rageuses au vide de ma vie
A chaque fois que tu t’en retires !
Le chemin est là et j’y vais seule, tu ne me montres pas la route,
Les mains ouvertes, seul le vent s’y engouffre et emporte
Ces cris maudits qui montent vers toi !
Mais tu ne fais toujours que grandir et pousser en moi !
Et moi je te veux non plus seulement dedans mais face à mes yeux, face à mon cœur,
Je veux deux toi …
Cat