Renoncer … mai 9
Renoncer serait pire que la mort tout entière
Car rien ne ferait que je n’y sois pas
Présente toujours à soi, comment y échapper ?
Et quand bien même sans désir de toi, rien ne fera que tu n’y sois plus !
J’avance pourtant dans ce silence, trébuchant,
Et ces ombres furtives égarées à ma mémoire en dentelle
Non point de Calais mais décalée, me heurtent
Sans que je les reconnaisse vraiment !
Et le terrible sont ces tempêtes glaciales, rageuses au vide de ma vie
A chaque fois que tu t’en retires !
Le chemin est là et j’y vais seule, tu ne me montres pas la route,
Les mains ouvertes, seul le vent s’y engouffre et emporte
Ces cris maudits qui montent vers toi !
Mais tu ne fais toujours que grandir et pousser en moi !
Et moi je te veux non plus seulement dedans mais face à mes yeux, face à mon cœur,
Je veux deux toi …
Cat




pant mai 9
tu te dis sans mots ? plus aride peut être mais l’eau qui en sort est encore plus rare et nécessaire.
et en te remerciant de ton comm chez moi, je peux aussi dire voilà un texte qui est lui bel écho au mien, même si ce n’est pas le but que tu visais.
clap ( applaudissement à une main )
Cat mai 9
Ah je dirai que tes mots Pant m’ont quand même largement inspirée … sans répondre à ton texte, “renoncer” a été écrit comme en echo quand même …
me dire sans mots .. oui difficile sur un blog, pourtant les silences entre les mots sont probablement ce qu’il faut nécessairement lire le plus attentivement possible car ces silences disent tellement plus …
merci à toi ami
cat
pant mai 9
ah je sais, je sais, les silences j’en ai tant à crier en ce moment, et un texte par ci par là, rien d’autre, la vie nous pèse tant, saloperie d’année 2007… tes silences rejoignent les miens souvent sûrement et longtemps.
Cat mai 9
oui mes silences comme des cris rejoignent les tiens pour longtemps sans aucun doute et finalement nous ne sommes plus si seuls ensemble dans ces silences non ?
La vie pèse oui je te confirme et 2007 ou 2006 mêmes punitions au fond, éternel recommencement sans doute … il faudrait juste comprendre pourquoi mais y a t’il une raison ?
à toi
cat
pant mai 9
une raison ?
la raison du plus fort… qui n’est que rarement celle de celui/celle qui a le plus de coeur. Ce plus fort qui est écrasant.
Cat mai 9
Ah oui la raison du plus fort, celui qui parle du chemin du coeur sans jamais l’avoir emprunté ni même approché … et cet écrasement là sur les épaules … en effet !
merci à toi, ce qui s’explique parfois devient moins lourd …
Marc mai 10
Chouette, te voilà.
Cat mai 10
hello Marc,
et ta fidélité !
merci à toi, j’aime ta réaction
bien à toi
cat
jean lou mai 11
Seule,déséspérément seule…
Chemin sans fin..Solitude.
Cris dans le Vain,dans le Vent.
Et,tout près,ce Coeur,
ardent,muet aux cris,assourdi par
ces bruits,apeuré,aimant dans son Silence
Marie Gabrielle mai 12
Bonjour Cat, moi-aussi, je suis heureuse de m’extirper d’une glace chaude mais… à qui parles-tu ? t’adresses-tu ?
Cat mai 12
peut être bien à un amour longtemps espéré et pas arrivé encore ou déjà venu et reparti … comme un songe, un conte … tout est en moi chère Marie-Gabrielle dans un mélange de fiction et de réalité … mais tout n’est-il pas que rêve finalement ?
bien à toi
cat
Marie Gabrielle mai 13
Ce que je ressens (finalement) de ton texte, est la réussite, et le geste, la démarche, qui parlent en eux-mêmes, et d’eux-mêmes.
Ce que je ressens du chemin est l’extrême fatigue quand il s’est fait si long qu’il en rejoint le rêve…
Entre les deux, l’écriture - sans doute ?
Marie Gabrielle mai 13
“Renoncer serait pire que la mort tout entière
Car rien ne ferait que je n’y sois pas”,
je crois que le texte peut aussi se lire arrêté là… et d’avant la présence à soi ? d’avant l’autre présence.
Cat mai 13
Oui Marie Gabrielle tu as raison, la réussite quoi que … mais surtout le geste vers … et l’extrême fatigue d’un chemin bien long qui s’atteint sans doute dans le rêve …
Et pour le second commentaire, oui le texte aurait pu s’arrêter là .. et quelque part s’est arrêté là …
merci à toi, tes visites me touchent
cat
joruri mai 14
Je ne me jette pas dans le commentaire, je lis et d’abord, cherche à entendre.
Le pleur d’amour qui echappe de nos lêvres, on ne sait pas en vérité jusqu’où il peut aller une fois parti. Colombe méssagère.
Transformer le rêve en prière pour qu’une voix se silhouette au bout de la voix, en se disant qu’à son retour l’oiseau tiendra dans son bec un rameau…
Cat mai 14
… il est bien joli le rameau …
merci
cat
Eminescu mai 14
Heureuse rencontre que ce blog. Un de ces rares moments d’élévation de l’âme que je ferai partager. Je m’essaie depuis peu à la poésie, mais je ne sais si j’aurais un jour votre aisance. Avec toute mon admiration, Eminescu.
BL mai 14
Merci Cat de ton passage chez moi… je reviendrais ici, ça me plaît bien…
Cat mai 20
Merci à vous, et de vos compliments ! j’en suis touchée … j’ai beaucoup aimé vous visiter et je reviendrai vous voir …
bien à vous
cat