Rencontres avec le Nagual – Castaneda (suite …)
Une des affirmations de Castaneda était que l’opinion que nous avons à propos de tout transforme notre monde en quelque chose de plus en plus prédictible, jusqu’à ce que visiter d’autres mondes en devienne un conte de fées.
« Pour l’homme moderne, absolument tout ce qui existe tombe automatiquement dans une catégorie déterminée. Nous sommes des machines à étiqueter. Nous classifions le monde et le monde nous classifie. Si un jour vous tuez un chien, vous êtes tueur de chiens pour toute votre vie, même si vous n’en touchez plus jamais un seul. Et ces classifications se transmettent en héritage !
Le plus grand exemple de cette propension absurde à nous classifier est dans ce que les croyants appellent « le péché originel », le péché d’Adam et Eve fait de nous d’éternels pécheurs et nous oblige aussi à nous comporter comme des pécheurs :
« Nous sommes devenus les geôliers perceptifs des autres. La chaîne de la pensée humaine est très puissante. Même nos sentiments les plus profonds sont classifiés et ordonnés, ainsi rien ne peut y échapper. Un exemple est la façon dont nous nous aliénons avec le temps actuel dans lequel nous vivons pour tomber dans la répétition de stéréotypes. Nous avons une collection de jours préfixes : la fête des mères, le jour des morts, la St Valentin, les anniversaires et les mariages – note perso : y compris les anniversaires d’accidents – ce sont comme des pieux auxquels nous amarrons notre vie pour ne pas être perdus et nous allons ainsi de par le monde, retournant à des descriptions comme des bêtes attachés par le cou »




Je ne peux m’empêcher dès que j’entends ou je lis le mot “affirmation” la sensation étrange du “déjà vu”…déjà entendu”…être persuadé de…. être sûr de….???..et généralement après “cette affirmation” se succèdent des conseils…des prescriptions, des remèdes…je me trompe peut-être, sûrement, ou pas du tout….encore des mots…pas facile la “solitude” du guerrier…ha!ha!ha!ha! j’entends le rire de Don Juan….comme un “tilt”…une sonnerie stridente…qui réveille…qui éveille…trouver sa place…cherche ta place demanda-t-il un soir à notre Nagual.. et voilà Carlos Castañeda tournant reniflant toute une nuit à la chercher….vous savez comment cela s’est terminé…???:-))))…Merci Cat…
Carlos Castañeda affirmait en effet. Et les entretiens retranscrits dans ce blog sont stricto sinsu ce qui a été écrit dans le cadre des conférences de Castañeda, ce ne sont pas mes notes personnelles.
En dehors de cela, je pense qu’il faut être hors jugement à la fois sur les mots employés et les prescriptions préconisées. La seule chose valable à mon avis est de voir quel est l’echo que cela fait en soi … l’impeccabilité est l’affaire de chacun, le chemin à prendre aussi, tout a été écrit, dit, formulé, prescrit de différentes manières et qu’importe … si nous restons agglutinés sur les mots et sur le jugement qu’ils ne manquent pas de susciter en nous, le chemin ne s’ouvre pas me semble t’il et finalement que cherchons-nous à part nous-mêmes et juger, disséquer, soupeser ne fait que nous écarter de notre route, voilà mon opinion.
La solitude du guerrier n’est pas difficile, elle est c’est tout et sa seule recherche est la connaissance et l’intention qu’il y met pour y parvenir, qu’il soit accompagné ou non, peu lui importe en réalité.
Quant à la démarche de Carlos Castañeda et pour avoir beaucoup étudié ses écrits, je reste persuadée qu’il en a sacrément bavé et que son courage est véritablement celui d’un guerrier. Il a été beaucoup décrié mais de mon point de vue et c’est le mien, il ne peut pas avoir inventé tout ce qu’il a écrit, c’est indéniablement du vêcu. Nous pouvons le vérifier par nos propres investigations si nous en avons le courage sachant qu’il n’est pas si facile de voir d’autres réalités que celle dans laquelle nous vivons chaque jour et que nous continuons à créer chaque jour.
Ceci posé, les critiques sont toujours aisées, je ne dis qu’une chose, prenons la route sans perdre notre temps à peser les affirmations ou jugements des uns ou des autres. Il nous appartient toujours d’en vérifier l’exactitude ou non par notre propre expérience. Et je rajouterai que l’expérience des autres est toujours extrêmement enrichissante même si nous n’y adhérons pas. Mon approche du chamanisme fait que je partage majoritairement tout ce qu’émet Castañeda non pas parce qu’il le dit mais mais tout simplement parce que ce qu’il a vu je l’ai vu aussi.
Il est naturellement hors de question d’en faire une vérité absolue, je renvoie chacun à sa propre recherche et à ses propres analyses.
Quant à comment cela s’est terminé ?? oui Carlos Castañeda est mort avec une vision de la mort probablement un peu différente de celle que nous avons communément, avec une approche de la mort qui est celle d’un guerrier mais c’est un autre sujet de discussion bien vaste pour ne l’attaquer ici qu’en quelques lignes ! Et vous semblez bien connaître et Castañeda et Don Juan pour savoir de quoi il retourne n’est-ce-pas ?
merci Arturo de votre commentaire…
cat
Merveilleux les livres de Castañeda, étrangement vrais. Il a été décrié par ceux qui prétendaient que les livres étaient de la fiction, comme si cela avait la moindre importance. If you can dream it, you can do it.