Ecoute, écoute…

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Mardi, novembre 27th, 2007 @ 10:46 am

Ecoute, écoute… Dans le silence de ce quai, il y a comme un soupir, comme un suspens, une erreur d’aiguillage. Et le temps s’étire, presque immobile, une sorte d’éternité sombre, où plus rien n’est à dire, pas même à vivre.  

Partir en sachant que revenir ne sera guère possible, et fuir en réalité mais quoi et pourquoi ? Et rentrer oui mais pas chez soi en vérité. Repartir juste car il le faut, là où il faut ! Même pas là où se trouve la vie, juste la sécurité d’une survie !  La révolte n’est pas aisée, la tristesse et la résignation sont plus faciles … 

Alors rêver pour ne pas tomber, ou mieux dormir dans ce vide de nos vies et ne plus entendre le bruit de ce train qui ne va nulle part !   

Ecoute … ce train, tu pourrais ne pas le prendre ! Mais il suffira d’un millionième de seconde pour que tout soit trop tard … encore une stupide histoire de temps … ce temps dont tu dis qu’il n’est qu’illusion … 

Vraiment ? 

Cat 

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10 Comments   -
  • Comment by Prax | novembre 27, 2007 @ 11:53 am

    C’est toujours beaucoup plus romantique de fuir en train.

  • Comment by Cat | novembre 27, 2007 @ 12:24 pm

    c’est ce qui s’appelle la fuite en avant … et tu as raison romantique à souhait :-) )
    bises
    cat

  • Comment by koan | décembre 3, 2007 @ 6:41 pm

    C’est seulement l’un de ces trains dont la destination a été déterminée par d’autres…
    C’est la douleur des visions impartageables.
    On peut connaître le désespoir sans croire au désespoir.
    Le quai ne part pas.
    “il n’y a qu’une main entre le coeur et la bouche” (dialogues avec l’ange) , et c’est cela le long chemin…

  • Comment by Maxence | décembre 5, 2007 @ 11:04 pm

    Et le temps s’étire t-il forcément! Quand je sens qu’il s’étire trop rapidement ou trop lentement, je me suis laissé dire, à l’heure, qu’il était Tant.

    Avanti!

    Maxence

  • Comment by Cat | décembre 6, 2007 @ 8:18 am

    Hello Maxence,
    Le temps est inexplicable, insaisissable, inexistant peut-être même et pourtant nous en sommes définitivement prisonniers ..

  • Comment by John | décembre 9, 2007 @ 2:08 am

    Dans les gares, deux quais. Le train fait des allers-retours. Pour fuire il faut vouloir se retrouver face à soi. L’aller simple se fait à pied ou en bateau. Et la révolte est plus facile que la tristesse et la résignation. Elle vient sans qu’on la cherche. C’est un soubressaut de l’âme comme le spasme d’un noyé pour tenter de reprendre un peu d’air. La résignation est voulue, elle demande de la volonté, une force. Mais la tristesse s’installe, elle à l’insu sans demander d’avis. Trop prégnante elle peut provoquer le spasme de la révolte.

  • Comment by Cat | décembre 9, 2007 @ 10:09 am

    Fuir pour se retrouver face à Soi ? ah ? je dirai que fuir est justement et plutôt refuser de se rencontrer, de se confronter à soi … la révolte et la tristesse vont souvent ensemble je pense, l’une justifiant l’autre ou inversement proportionnel. Quant à la résignation, elle n’est pour moi que sentiment de vaincu ! Mieux vaudrait le lâcher prise que la résignation ! plus facile à dire qu’à faire et qui peut se targuer d’y être vraiment parvenu ?
    Merci de ton passage
    cat

  • Comment by Maxence | décembre 12, 2007 @ 8:58 pm

    Fuir et Soi ne seraient que parallèles, ou un va et vient pour et contre Soi, une espèce de parallèle si ténue, n’y aurait-il de perspective enchaînante et retournante! Cul de sac…
    Dans ce monde si parallèle, abouti et confondant, un grand merci à toi Cat, pour ce courage magnifique, beau! Il n’y a pas d’er-rieur d’aiguillage! Tant fais pas!

    Merci

    Maxence

  • Comment by kistila cleret de langavant | mai 9, 2008 @ 7:35 pm

    Excursion pedestre
    Je titube dans les pierrailles
    Entre les rails du soleil
    A jamais poursuivie par l’été de métal
    Qui enchâsse ses échardes dans mon dos.
    Il y a longtemps que les flèches du soleil
    Ont cloué mon âme à la tienne
    Et j’en souffre
    Et j’en meurs.
    Les aiguillages sur ma ligne de vie ont rouillé
    De ne pouvoir être utilisés.
    Seules des torches blanches d’herbe
    Cheminent à mes côtés.
    …Au dessus de moi un rapace dérive en silence…

    “plus rien est à dire même pas à vivre…repartir juste car il le faut…juste la sécurité d’une survie…la révoltee n’est pas aisée…” …mais je peux t’assurer que la resignation n’est pas facile!! …”alors rêver pour ne pas tomber…” et ecrire aussi!! là fut ma plus grande catharsis et si je vis encore c’est grâce à mes enfants, mes amis, la nature et l’ecriture. je n’ai lu qu’aujourd’hui tous ces textes. j’ai bien aimé toutes tes reflexions. amicalement kistila

  • Comment by Cat | mai 9, 2008 @ 7:55 pm

    Merci Kistilla pour ce long commentaire … Oui continuer à rêver pour ne pas tomber, je te rejoins là …
    amicalement
    cat

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