J’sais pas vraiment

Enregistré dans : Tonal - CHIDA — Wrote by Cat on Lundi, mars 10th, 2008 @ 7:54 pm

J’sais pas vraiment qui il est, 

J’lai jamais su 

Quelle importance. 

J’ai vu juste ses yeux, 

Des yeux de loup 

Aux abois 

Et puis des silences 

Comme des mensonges 

Une vie en macramé ! 

 

Eté comme hiver 

Il grelottait, 

Non de froid, 

Juste la trouille 

Collée à son ventre 

Mais il criait même pas peur 

Avec des bulles de rêves 

Tout autour. 

Il disait un jour 

J’irai en Patagonie 

Un jour la liberté 

Un jour quand j’serai sorti de ma prison, 

Quand j’aurai plus mes chaînes 

Avec mon p’tit sac, j’partirai ! 

 

Il était touchant 

J’regardais ses yeux et j’pensais 

Dommage ! 

Des rêves à pas chers 

Mais ptêtre que l’essentiel 

C’est d’y croire 

C’est sûrement ça la liberté 

Partir même si c’est qu’en songe ! 

 

Un jour j’suis partie 

J’lai plus vu 

J’lai plus su 

C’est ça la vie, 

Je crois qu’il est resté là, 

Comme une ombre 

Dans la rue ! 

 

J’sais pas vraiment qui il était, 

J’le saurai jamais 

Quelle importance. 

J’me rappelle juste ses yeux, 

Des yeux de loup 

Aux abois 

Et puis des silences 

Comme des colères 

Dans une vie de mascarade ! 

Cat 

 

re essai slam - je sais normalement on le déclame mais … toute ressemblance avec des personnages existants ne serait que pure coïncidence !

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9 Comments   -
  • Comment by arturo | mars 11, 2008 @ 3:03 pm

    Voilà encore un petit jeu de quoi s’amuser…refaire un slam…à lire en intercalant les lignes…:-)…merci Cat pour ce nouvel essai….l’inspiration est de retour :-)

    Moi je sais qui il est

    Moi je sais qui il est

    Je l’ai toujours su

    Quelle importance.

    Je n’ai jamais vu ses yeux

    On dit qu’il avait

    Des yeux de loups
    Aux abois

    Et pourtant dans ses silences

    Pas de mensonges

    Juste la retenue d’une vie
    Sans promesses ni fictions

    Eté comme hiver

    Il grelottait,

    Non de froid,

    Juste la trouille

    Collée à son ventre

    Mais il criait même pas peur
    D’ailleurs qui aurait pu l’écouter
    S’arrêter vraiment et le rassurer

    Avec des bulles de rêves

    Tout autour.

    Il disait un jour

    J’irai en Patagonie
    Comme il aurait pu dire
    N’importe où
    Un jour la liberté
    Un jour la liberté

    Un jour quand j’serai sorti de ma prison,

    Quand j’aurai plus mes chaînes

    Sans armes et bagage, j’partirai !

    Il était touchant

    J’regardais son ombre et j’pensais

    Dommage !
    Il partira sans moi

    Même avec des rêves à pas chers

    Mais ptêtre que l’essentiel

    C’est de ne pas y croire
    Comme à sa vie

    C’est sûrement ça la liberté

    Partir même sans volonté !

    Un jour il est parti

    J’lai plus vu

    J’lai plus su

    C’est ça la vie,

    Je crois qu’il erre là bas,

    Comme une ombre

    Sur les trottoirs de Buenos Aires
    Comme un tango bandonéon

    Moi je sais qui il est

    Je l’ai toujours su

    Quelle importance.

    Je n’ai jamais vu ses yeux

    On dit qu’il avait

    Des yeux de loups
    Aux abois

    Et pourtant dans ses silences

    Pas de mensonges

    Juste la retenue d’une vie
    Sans promesses ni fictions

    Alex/
    … toute ressemblance avec des personnages existants n’est pas une pure coïncidence !

  • Comment by Cat | mars 11, 2008 @ 3:53 pm

    Tout est transformable, ce n’est qu’une fiction, certains traits peuvent ressembler à une partie de vie de quelqu’un quelque part, j’y mets aussi une part de moi-même forcément .. tout est toujours auto-biographique … mais ce ne sont toujours que des mots …
    merci ton texte est pas mal non plus …

    cat

  • Comment by arturo | mars 11, 2008 @ 5:04 pm

    Oui ce ne sont que des mots, l’un derrière l’autre, autobiographique ou pas, fiction ou pas, chacun s’y retrouve quelque part, soit d’un côté, soit de l’autre, , cela devient subjectif, quelque part c’est le but je pense de ce genre de texte, non?… merci de conserver mon commentaire.
    Saludos.

  • Comment by Prax | mars 11, 2008 @ 6:20 pm

    Patagonie : rien que le nom fait rêver

  • Comment by Cat | mars 11, 2008 @ 7:22 pm

    L’objectif même de ce genre de textes c’est justement que tout le monde s’y retrouve … subjectifs/objectifs qu’importe l’essentiel est que les visiteurs aient plaisir à les lire et moi à les écrire ! il s’agit juste finalement de s’amuser …

    Et oui cher Prax tu as raison rien que le nom Patagonie me fait rêver, je ne parle pas du Costa Rica aussi ô la la ! et puis de l’Argentine, et puis de l’Amazonie …

    merci en tous cas de vos visites

  • Comment by Marc | mars 18, 2008 @ 11:06 pm

    La Patagonie, je l’ai tout de suite coupée en deux dans ton poème qui nous change des bleuettes inter trop nettes. Salut, Cat. Ca va?

  • Comment by Cat | mars 19, 2008 @ 7:41 pm

    Hello Marc, je vais bien ! toi aussi ? merci de ta visite
    cat

  • Comment by lutin | avril 3, 2008 @ 10:42 am

    Je ne sais pas pourquoi, je pense à Réggiani, à ses
    loups que j’ai entendu souvent tard la nuit, aux
    silences lorsque le disque était fini dans le noir
    de ma chambre.

  • Comment by Cat | avril 3, 2008 @ 10:52 am

    Ah oui Lutin, les loups entrés dans Paris … tard le soir, dans ces silences si bruyants parfois !
    merci à toi
    cat

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