J’sais pas vraiment
J’sais pas vraiment qui il est,
J’lai jamais su
Quelle importance.
J’ai vu juste ses yeux,
Des yeux de loup
Aux abois
Et puis des silences
Comme des mensonges
Une vie en macramé !
Eté comme hiver
Il grelottait,
Non de froid,
Juste la trouille
Collée à son ventre
Mais il criait même pas peur
Avec des bulles de rêves
Tout autour.
Il disait un jour
J’irai en Patagonie
Un jour la liberté
Un jour quand j’serai sorti de ma prison,
Quand j’aurai plus mes chaînes
Avec mon p’tit sac, j’partirai !
Il était touchant
J’regardais ses yeux et j’pensais
Dommage !
Des rêves à pas chers
Mais ptêtre que l’essentiel
C’est d’y croire
C’est sûrement ça la liberté
Partir même si c’est qu’en songe !
Un jour j’suis partie
J’lai plus vu
J’lai plus su
C’est ça la vie,
Je crois qu’il est resté là,
Comme une ombre
Dans la rue !
J’sais pas vraiment qui il était,
J’le saurai jamais
Quelle importance.
J’me rappelle juste ses yeux,
Des yeux de loup
Aux abois
Et puis des silences
Comme des colères
Dans une vie de mascarade !
Cat
re essai slam - je sais normalement on le déclame mais … toute ressemblance avec des personnages existants ne serait que pure coïncidence !




Voilà encore un petit jeu de quoi s’amuser…refaire un slam…à lire en intercalant les lignes…:-)…merci Cat pour ce nouvel essai….l’inspiration est de retour
Moi je sais qui il est
Moi je sais qui il est
Je l’ai toujours su
Quelle importance.
Je n’ai jamais vu ses yeux
On dit qu’il avait
Des yeux de loups
Aux abois
Et pourtant dans ses silences
Pas de mensonges
Juste la retenue d’une vie
Sans promesses ni fictions
Eté comme hiver
Il grelottait,
Non de froid,
Juste la trouille
Collée à son ventre
Mais il criait même pas peur
D’ailleurs qui aurait pu l’écouter
S’arrêter vraiment et le rassurer
Avec des bulles de rêves
Tout autour.
Il disait un jour
J’irai en Patagonie
Comme il aurait pu dire
N’importe où
Un jour la liberté
Un jour la liberté
Un jour quand j’serai sorti de ma prison,
Quand j’aurai plus mes chaînes
Sans armes et bagage, j’partirai !
Il était touchant
J’regardais son ombre et j’pensais
Dommage !
Il partira sans moi
Même avec des rêves à pas chers
Mais ptêtre que l’essentiel
C’est de ne pas y croire
Comme à sa vie
C’est sûrement ça la liberté
Partir même sans volonté !
Un jour il est parti
J’lai plus vu
J’lai plus su
C’est ça la vie,
Je crois qu’il erre là bas,
Comme une ombre
Sur les trottoirs de Buenos Aires
Comme un tango bandonéon
Moi je sais qui il est
Je l’ai toujours su
Quelle importance.
Je n’ai jamais vu ses yeux
On dit qu’il avait
Des yeux de loups
Aux abois
Et pourtant dans ses silences
Pas de mensonges
Juste la retenue d’une vie
Sans promesses ni fictions
Alex/
… toute ressemblance avec des personnages existants n’est pas une pure coïncidence !
Tout est transformable, ce n’est qu’une fiction, certains traits peuvent ressembler à une partie de vie de quelqu’un quelque part, j’y mets aussi une part de moi-même forcément .. tout est toujours auto-biographique … mais ce ne sont toujours que des mots …
merci ton texte est pas mal non plus …
cat
Oui ce ne sont que des mots, l’un derrière l’autre, autobiographique ou pas, fiction ou pas, chacun s’y retrouve quelque part, soit d’un côté, soit de l’autre, , cela devient subjectif, quelque part c’est le but je pense de ce genre de texte, non?… merci de conserver mon commentaire.
Saludos.
Patagonie : rien que le nom fait rêver
L’objectif même de ce genre de textes c’est justement que tout le monde s’y retrouve … subjectifs/objectifs qu’importe l’essentiel est que les visiteurs aient plaisir à les lire et moi à les écrire ! il s’agit juste finalement de s’amuser …
Et oui cher Prax tu as raison rien que le nom Patagonie me fait rêver, je ne parle pas du Costa Rica aussi ô la la ! et puis de l’Argentine, et puis de l’Amazonie …
merci en tous cas de vos visites
La Patagonie, je l’ai tout de suite coupée en deux dans ton poème qui nous change des bleuettes inter trop nettes. Salut, Cat. Ca va?
Hello Marc, je vais bien ! toi aussi ? merci de ta visite
cat
Je ne sais pas pourquoi, je pense à Réggiani, à ses
loups que j’ai entendu souvent tard la nuit, aux
silences lorsque le disque était fini dans le noir
de ma chambre.
Ah oui Lutin, les loups entrés dans Paris … tard le soir, dans ces silences si bruyants parfois !
merci à toi
cat
Je suis revenue le lire, et je le lis différemment,
c’est la magie de l’écriture, je suis hypnotisée par ces yeux de loup, je ne vois que cela, je n’entends que
cela, va savoir pourquoi, cette couleur remonte
dans le texte, à teinter la couleur de l’écran.
Les yeux du loup sont magnétiques et magiques !
bien à toi
cat