En cas d’amour ..

En cas d’amour, de l’autre côté

Où assouvir sa peau, affamée

A déborder, dégueuler l’émotion.

Mais les mots brûlent à couper la conviction

Et ils claquent comme des rasoirs

Estafilent … et là commence l’histoire !

Un matin trop d’mémoire,

Bitume détrempé, en miroir

Sur le trottoir, une ombre frêle

Atemporelle

Pleure à vomir son existence,

Car nul ne peut retenir l’absence.

Tout recommencer, tout revivre,

Relier même si pour encore rater,

L’idée l’enivre,

Le temps est bref, trop … Oser

Se débarrasser de l’obscurité, de la lassitude,

Crier au jour qui se lève sa certitude.

Les yeux brûlent un peu … trop de lumière

Chasser encore la nuit, s’ébrouer

Tendre la main à cet autre mystère

En silence, doucement, et juste se taire

Puis attendre, n’être plus que désir

Suspendu, comme mort, sans souvenir.

L’autre n’a rien dit, pas même un souffle,

Et au bord du vide, le désespoir boursoufle.

Alors la nuit se referme, froide et mortelle,

Sur l’homme qui s’éraille, chancelle,

Puis s’effrite anéanti

Dans une infinie mélancolie.

fait pas bon mal aimer par ces temps incertains

fait pas bon espérer l’autre

fait pas bon croire que la vie est simple

Fait pas bon !!!

Cat

ce que je dis …

Ce que je dis c’est ce que tu entends

Et ce que je dis n’est pas ce que je crois

Mon cœur est un solitaire,

Livrant bataille dans les caves,

Et les tunnels,

Creusant des tranchées

Cherchant les noirs méandres de sombres chemins


Ce que je dis ce ne sont que des mots

Empruntés, limités,

Et si je saigne c’est en dedans, seulement

D’une vie désolée, à ne pas tuer l’enfant qui croit

Et porte comme l’emprunte indélébile

D’histoires, de contes, de mystères.


Ce que je dis là, ne le crois pas !

Ne l’écoute pas, n’y réponds pas

Tu ne le peux

Car au fond tu n’es pas celui

Car au fond tu ne seras jamais celui

Seul un destin fou m’attend,


Ce que je dis là, ne t’y attarde pas

Et si la route est par là,

C’est au détour, au décours d’un mot imprononçable,

Mensonger

Comme quelque chose qui en moi éclate

Tyrannique

Maléfique

Sans accès


Ce que je dis là ne concerne que moi

Et la source ne s’atteint que seul

Entre eau, terre et feu,

Le tribut à payer pour qu’émerge le souffle, la vie

Pour que le désir affleure,

Comme une lumière qui fascine

Une eau jaillissante

Une certitude libre

Juste avant la mort.

Cat