Eraflure

Cette éraflure

Sur la pointe du sein,

Qui n’en finit pas de jaillir

Comme une mer de chagrin.

Il crie, le cœur à nu,

Dans ces nuits

Qui ne savent mourir.

Tout le monde s’en fout,

De ses larmes vides

D’où il s’échappe.

Il s’invente des raisons

Pour ne plus se retourner.

Et le vent hurle

A son souffle,

A sa peau.

Le sable sous ses pieds,

Au creux du désert,

Il n’est déjà plus

Emporté par la dune.

Son propre souvenir

S’éraille

Ses pas s’effacent

Comme un désespoir !