Eraflure avril 4
Cette éraflure
Sur la pointe du sein,
Qui n’en finit pas de jaillir
Comme une mer de chagrin.
Il crie, le cœur à nu,
Dans ces nuits
Qui ne savent mourir.
Tout le monde s’en fout,
De ses larmes vides
D’où il s’échappe.
Il s’invente des raisons
Pour ne plus se retourner.
Et le vent hurle
A son souffle,
A sa peau.
Le sable sous ses pieds,
Au creux du désert,
Il n’est déjà plus
Emporté par la dune.
Son propre souvenir
S’éraille
Ses pas s’effacent
Comme un désespoir !