Des doigts … novembre 24
Des doigts à glisser
Joufflues et gourmands
Des doigts à goûter
À la langue qui frémit
Des doigts à t’entendre
Au coeur qui bleui
Des doigts pour soupirer
Au corps qui s’étire !
Cat 2006
Des doigts à glisser
Joufflues et gourmands
Des doigts à goûter
À la langue qui frémit
Des doigts à t’entendre
Au coeur qui bleui
Des doigts pour soupirer
Au corps qui s’étire !
Cat 2006
A ta langue qui me frémit
Aux ombres de mes ombres
En pénombre soyeuse
A tes mains gourmandes
Aux détours de mes contours
A tes érectiles allers retours
À ma chair qui expire !
Encore !
Cat 2006
Le gouffre d’une nuit d’été au bord de mes épaules qui tremblent et révulsent l’idée même de l’absence …
Une étoile est tombée fanant sa lumière à ma voix qui déraille.
A l’intérieur, ça hurle, ça grince, ça gronde, ça blafarde …
Tout se noie sous les torrents déchaînés des larmes en colère, impuissantes …
Je m’enfonce presque bien, loin, fermer les yeux, fermer les sens, les estropier à coup de cutter et plonger à l’oubli lacéré, les oreilles explosées, plus de mots, je suis sourde …
Magie du grand fond, euphorie de la mort aux portes du chaos, je me disloque …
Cat 2006
Ah vos baisers, encore
Survolant ma chair égarée,
Et vos mains affolées
En folles errances
A l’humide de mon corps.
Votre bouche avide
Au creux de cette colline lisse
Pliée sous vos assauts,
Et jouant de votre langue
Au sein des rives de porcelaine.
Alors en vagues ardentes
Ma peau s’offrira à ce battement,
A cette violence orgasmique
En saccades miraculeuses …
Cat
Il me goutte de l’intérieur, je le sens de l’intérieur Et il va et vient, l’erre de rien, l’air de tout
En vagues déferlantes de mon plaisir ruisselant du sien Soudés à la nuit au secret pénétrant
Je caresse sa peau et ma langue cherche sa bouche, Je m’offre en nymphe à l’être raidi
Et Nos cris chancellent en étoiles Au-delà des vallées de forêts déchaînées
Aux portes des Cieux … MdeM 2006
L’histoire s’écrit …
Au creux du jour, au sein de la nuit
Entre les draps frais
Et défaits
Mais une main s’infiltre
Mordillant en effleurement
Les seins gonflés, un peu lourds, juste comme tu aimes
Et la magie entre les cuisses mouille et dilate
Et se contracte Un souffle, une langue
Un lit pour crier au sexe baigné
En pleins et déliés
Et hurler à l’amour
En jouissance vertigineuse
Ta bouche contre ma peau …
cat
Au-delà du miroir de nos âmes doubles, mon corps s’érafle à tes pensées et je t’écoute approcher de mes des ires de peau,
Contre ta main en brume légère à l’orée de ma vie …
Et je regarde les étoiles pousser, offrant en gourmandise framboise mes impatiences arquées à tes indécences incandescentes …
Mon cœur aime atome en cendre à tes yeux perdus dans mes errances et je hurle mes attirances en agonie ravagée …
Sous ta caresse dardée, ventre en échancrure profanée en outrage, je frémis en déferlantes exaltées au ciel de mes champs de plaisir extasié…
Cat 2006
Il est venu là à pas comptés, se lovant au creux de mon cou, en noblesse, violant en caresses subtiles mes plus suaves envies inavouables, si bien enterrées au tombeau des armoires sombres et massives sculptées au bois des oublis, seuls remparts aux éraflures, éraillures des froides incertitudes collées aux bottes crottées du passé …
Il est venu là, frapper à la porte entrebâillée de mes profondeurs de féline sauvage indomptable, et a caressé en effleurements aérials le pelage doux et tendre sous la cuirasse …. le ronronnement a jailli du fond des âges ensanglantés de haine, à la lisère de la folie en pointillé …
Il est 15 heures, je me vois sourire à la rue qui m’éclabousse, souveraine et libre, à peine vêtue, ventre explosé en trop tant … je souris et les hommes, aux regards glauques et vitreux des morts, ne comprennent pas … seuls leurs os frémissent à la violence paroxystique du consentement exalté à Lui seul offert …
J’accorde juste là au murmure du vent le privilège de soulever mes jupes noires dénudée composant à la cambrure en offrande en pointes érigées … mais
Nul autre que Lui n’aura ce droit, l’œil bleu métal en poignard effilé et mortel refuse l’entrée …
Car
Nul autre que Lui ne sait entendre le hurlement de mes silences,
Nul autre que Lui ne sait répandre ce parfum guimauve aux couleurs auréolées,
Nul autre que Lui ne sait faire taire ce temps qui m’alanguie.
Je m’agenouille à ses pieds pour fêter nos retrouvailles comme en près sentiment, après tant de temps d’air rance, car ici tout à la senteur du tout et tout est dit …
Et passez votre chemin, mânes, l’histoire est trop sublime, faite de feu et de glace et le soleil se réchauffe …
Cat 2006