Songe …

Songe d’amour perpétuel
Comme une Caresse éternelle

Et puis
Des silences de mots
Tels des orages
Doux comme un regard
Chauds comme une main
Sublimes

Une minute,
Ou bien une seconde,
Comme un souffle
Sur la peau
Effleurement
D’un murmure

Serait-ce un rêve
D’une nuit sans fin,
Ni repue, ni affamée
Juste bien,
Juste là
Envie

Et aimer
Seulement
Infiniment,
Intensément.

Le miroir

Etre et paraître,

Dans ton visage qui se mire.

Comme une esquisse.

D’un monde qui s’y dessine

Comme une réalité.

Le regard se regarde.

Le visage voit le visage.

Voir et se voir,

Tu te penches,

Face à ton image

Et tu te penses.

Mais le miroir se joue

De ton reflet

Car seul ton cœur s’y trouve

Si clair

Te révélant ce qui l’agite

De te nommer tu ne le peux

Qui tu es, tu ne le vois

Car ce qui se mire

N’est qu’une image renvoyée

Une vérité déformée

Face au miroir,

Tu te confrontes au temps,

Tu te vois éphémère

Contemplant ta figure

Mouvante

Dans une tragique rapidité

Pas de complaisance à se contempler,

A chaque regard,

Les saisons s’enchainent

Inexorablement.

Et tu restes soumis aux marques du temps.

Plongé dans cette eau dormante

Profonde et pure,

Son éclat froid te traverse

Dans un absolu intérieur.

Le miroir joue en reflets infinis,

S’ouvrant sur l’espace même de ton propre mystère.

Cat

Ertîarap te ertE,

.erim es iuq egasiv not snaD

.essiuqse enu emmoC

Enissed y’s iuq ednom nu’D

Etilaér enu emmoC

Edrager es drager eL

Egasiv el toiv egasiv eL.

Riov es te riov

Sehcnep et uT

Egami not à ecaF

Sesnep et ut te

Euoj es riorim el saiM

Telfer not eD

Evuort y’s rueoc not lues raC

Rialc iS

Etiga’l iuq ec tnalévér eT

Xuep el en ut remmon et eD

Siov el en ut, se ut iuQ

Erim es iuq ec raC

Eéyovner egami enu’q tse’N

Eémroféd étirév enU

Riorim ua ecaF,

,spmet ua setnorfnoc et uT

Erèméhpé soiv et uT

Erugif at tnalpmetnoC

etnavuoM

étidipar euqigart enu sanD

,relpmetnoc es à ecnasialpmoc ed saP

,drager euqahc A,

Tneniahcne’s snosias esL

.tnemelbaroxenI

.Spmet ud seuqram xau simuos setser ut Te

Etnamrod uae enu snad égnolP

,eruo te ednoforP

Esrevart et diorf talcé noS

.rueirétni ulosba nu snaD

,sinufni stelfer ne euoj riorim eL

.erètsym reporp not ed emêm ecapse’l rus tnarvuo’S

Tac

C’était comme …

C’était comme un désir,

Qui s’expansait, enflait.

Une folie de vivre

La toute puissance des impossibles,

Telle une gourmandise.

Dire, bousculer, sans se figer

Crier à clarifier les mots comme les actes

Etre debout et renier les règles,

Celles qui tuent à coup de certitudes figées.

Il refusait cette insolence faible

De ceux qui au fond n’ont rien à dire.

Lui improvisait, hors du connu,

Du sens commun

Loin des sentiers battus.

Il osait poser sa singularité,

Même fragile,

Et croyait en la grâce.

Rien disait-il ne doit se réduire à la médiocrité.

Au contraire, il visait l’extraordinaire,

Le mystère à percer d’une existence

Désirante,

De mots d’amour,

De regards,

De je t’aime,

De je vous aime.

Il voulait des relations passionnées,

Comme une beauté fragile qui touche

Telle une intensité vivante.

Et y croire,

Puis s’ouvrir, offrir,

Ne rien cacher, ne rien voiler.

Il se disait relié, sans effort,

Et marchait sur son propre chemin

Dans un temps à lui,

Sans écarter l’Autre,

Comme une élégance.

Les dimanches ..

C’était un de ses dimanche morne et sans saveur, s’étirant en longueur. Tout ronronnait, le chat, la pluie, moi aussi.

Il aurait fallu sortir du réel, s’inventer un jour différent, un ailleurs verdoyant, des cris, un soleil comme un rire, aux éclats, de l’amour comme une œuvre d’art ; enfin ne plus se réduire en un point confus, presque inexistant, un moment perdu suspendu à rien. Les dimanches sont comme les vieux, assis le regard perdu, sur ces bancs, passant le peu de temps qu’il leur reste sans plus le vivre, attendant là ce qu’ils craignent et qui pourtant s’annonce, la mort ! Mais la vie n’est-elle pas essentiellement supportable que parce qu’on sait qu’elle finira* ?

Cesser, stopper, ou alors recommencer mais comment sortir du raisonnable ? Faire comme un vieux ruisseau fougueux qui, subitement, quitterait son lit, apeuré mais décidé, pour se jeter dans l’inconnu ?.

Je marchais dans ces rues désertes et humides, attendant un charme, une sorte de miracle dont j’aurais été le créateur mais les murs que l’on construit au fil des années, avec application, sortis tout droit d’un triste cerveau sans imagination, ne s’écroulent pas si facilement.

Quelle serait cette nécessité de vérité à trouver, que sait-on de la réalité de la vie, celle qui nous fuit comme ces rêves qui, au réveil, nous échappent. Pour autant, il y a là comme le sentiment d’un tout possible, peut-être faudrait-il juste un quart de tour de la pensée, un saut quantique de l’autre côté, là où les jardins embaument, comme un paradis perdu donc à retrouver. Là où les mots comme des abimes ne diraient plus rien. Et faire preuve de vivacité passionnée alors il arriverait quelque chose, comme une invention, et puis trouver la note exacte le La dans lequel se concentre toute la mélodie, exploser la vie ?

Enfin juste un instant devenir génial dans un désir condensé qui ferait cesser de penser à plat, et oublier l’angoisse insupportable de l’inconvénient d’être né. Et puis ne pas se suicider de suite et chaque jour puisqu’il y a encore quelqu’un à décevoir*.

L’homme est une fiente, absurdement médiocre, je n’échappe pas à cette règle même si de toute ma peau, je m’en défends. L’angélisme est un leurre et il faudrait cesser de se croire légitime puisque ce n’est que de l’Autre que cela provient. Prendre la mesure de sa propre disparition, comme chacun, tel un fétu de paille balloté par le vent mauvais des dimanches mornes et sans saveur.

Cat

*Lacan

*Luchini

Les mots

Je hume les mots
Comme je les bois
Dans un silence
D’univers infini

Ce n’est rien, juste des mots
Comme des mondes
Qui se forment
Dedans

Les mots se croient
Comme je les croise
Lentement,
Langoureusement
Sans y toucher

Je regarde les mots
Comme je les écrits
Pareils à des étoiles déliées
Ou reliées

Les mots se boivent
Comme je les mange
Goulûment
Férocement
A m’en enivrer

Je joue avec les mots
Comme avec les couleurs,
Ou les odeurs
Lointaines
Et familières.

Je sonne des mots
Comme des trompettes
Sur les pavés luisants
Où je me glisse,
La nuit

Les mots,
Ceux que tu donnes
Ceux que tu prends
Comme des douceurs,
Ou des horreurs,

Des mots comme la mort
Ou la vie !

Je prends tes mots,
Je les digère,
Légère

Je les ai
Je les aime !

Cat

ce que je dis …

Ce que je dis c’est ce que tu entends

Et ce que je dis n’est pas ce que je crois

Mon cœur est un solitaire,

Livrant bataille dans les caves,

Et les tunnels,

Creusant des tranchées

Cherchant les noirs méandres de sombres chemins


Ce que je dis ce ne sont que des mots

Empruntés, limités,

Et si je saigne c’est en dedans, seulement

D’une vie désolée, à ne pas tuer l’enfant qui croit

Et porte comme l’emprunte indélébile

D’histoires, de contes, de mystères.


Ce que je dis là, ne le crois pas !

Ne l’écoute pas, n’y réponds pas

Tu ne le peux

Car au fond tu n’es pas celui

Car au fond tu ne seras jamais celui

Seul un destin fou m’attend,


Ce que je dis là, ne t’y attarde pas

Et si la route est par là,

C’est au détour, au décours d’un mot imprononçable,

Mensonger

Comme quelque chose qui en moi éclate

Tyrannique

Maléfique

Sans accès


Ce que je dis là ne concerne que moi

Et la source ne s’atteint que seul

Entre eau, terre et feu,

Le tribut à payer pour qu’émerge le souffle, la vie

Pour que le désir affleure,

Comme une lumière qui fascine

Une eau jaillissante

Une certitude libre

Juste avant la mort.

Cat

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Extrait du livre de Marc Alain Ouaknin Lire aux éclats, de la page 253 à la page 261

La main s’ouvre, déploie ses doigts vers le dehors. Eclatement, transcendance vers le monde. Mais lorsqu’elle atteint le monde, les doigts ne se referment pas en une prise, en une emprise, en un ” main-tenant “.
Les doigts restent tendus, offerts. Ainsi la main se fait-elle caresse.
La ” caresse ” est ce qui s’oppose à la raison de la prise, du concept, du Begriff; anti-concept, anti-logos, qui réside encore dans l’indétermination de l’image, dans l’imaginaire du mythe.
La ” caresse ” est un terme que nous empruntons à la philosophie d’Emmanuel Lévinas et qui est devenu pour nous le paradigme de la modalité du penser talmudique.
Modalité du savoir qui n’est pas fondée sur la raison.
Attitude face au monde où nous restons conscients qu’une idée, un concept, un modèle cognitif ne sont qu’une représentation du monde - une interprétation dont l’efficacité ne constitue jamais un critère de vérité et qu’ainsi en ne peut réduire toute réalité à du quantifiable.
La ” caresse ” n’est pas un plaidoyer pour on ne sait quel irrationalisme talmudique; elle fait seulement signe (et c’est peut-être déjà beaucoup) vers une autre modalité du savoir.
Le Talmud nous rappelle constamment que ” penser n’est pas nécessairement juger, c’est signifier! ” Non pas seulement signifier le monde, mais se signifier soi-même dans un choix privilégié d’investissement de significations particulières.
Par l’intermédiaire du concept, l’homme peut ranger l’univers entier dans des rubriques logiques bien ordonnées.
La “caresse” dénonce les défauts du concept qui résultent d’une fixation et d’un durcissement dans la mémoire par généralisation qui procède d’un mouvement de passage - métaphorisation. L’homme oublie trop souvent que son savoir du monde est issu d’un mouvement rapide, trop rapide, d’un passage de l’analogue à l’identique, du semblable à l’unité, qui par le biais du langage est rendu disponible à l’échange au sein d’une communauté de personnes.
Tout concept est général en tant qu’il conserve le semblable, qu’il résulte de l’identification du non-identique.
La réduction du concept vise un ” être ensemble ” qui repose sur une entente. Le concept est né pour éviter les mal-entendus. Mais, ainsi, dans cette généralisation, le concept biffe les différences individuelles des choses et des hommes.
Son aspect positif: permettre l’institution de la société qui trouve son fondement dans la moyenne, le ” moyen “: pensée moyenne, homme moyen.
Anticipons sur l’aspect non-éthique du concept: dans toute société instituée, les hommes peuvent se parler par l’intermédiaire du langage, grâce à un ” langage moyen ” qui convient à tous par conceptualisation, par un phénomène où l’analogue est réduit à l’identique, le divers à l’unité.
Ainsi la différence de l’expression radicalement individuelle s’efface-t-elle, le différent s’abolit-il, la neutralité s’instaure-t-elle comme valeur première; une idéologie se met en place, transformant un système de pensée en système de croyance, substituant au travail du penser la formulation préfabriquée des maximes, des slogans et des formules lapidaires. La conceptualisation et le langage moyen qui lui est corollaire font apparaître des phénomènes de ritualisation et de stéréotypie: s’instaure le vocabulaire des ” dénominations correctes ” dans le règne des ismes.
Dans le monde de la prise - du Begriff - où la force fondamentale est une dynamique immanente de la mise en demeure - recueillement par le logos - la communication est réduite à la mise en relation de moi(s) substantiel(s) et elle exclut le dialogue où pourrait s’exprimer transcendance, altérité et liberté! Les moi(s) du monde du Begriff sont ” moi une fois pour toutes “, où l’expérience de l’existence n’a pas de signification.
A ces moi(s)-préfabriqués par l’institution d’un ” langage pensée commun moyen ” correspondent des interprétations préfabriquées du monde. Il y a alors une disponibilité totale et radicale du monde: celui-ci est toujours déjà là dans le face à face d’un moi pré-déterminé une fois pour toutes, substance pétrifiée d’un être dépourvu de liberté.
C’est en ce sens que l’on peut parler d’une société “sans Histoire” et sans temps.
Le monde du concept - Begriff prise et emprise est le monde du ” main-tenant “: annulation de la possibilité du temps. Il est toujours présent comme quelque chose de représentable, d’installable, de communicable, d’explicable, d’accumulable. Tous ces mots indiquent que le monde est déterminé à partir d’une mise en place incessante de toutes les choses pour que ” les yeux, la main et le pied sachent les trouver “.
Le monde du ” maintenant ” est capable de saisir le réel ou, en tout cas, s’en donne l’illusion. Mais cette puissance est le signe de l’impuissance originaire à supporter un monde qui serait pur chaos, devenir contradictoire, inconnaissable, informe et informulable. C’est aussi l’impuissance à comprendre et à vivre l’être comme devenir, qui s’inscrit dans une Histoire qui se fait, dans un temps qui est en train de se produire, de se construire.
Comme l’énonce le mot ” main-tenant “, la temporalité de la prise, du concept, est celle de la présence, de l’instant sorti du flux du temps; instant figé, gelé, à la limite du hors-temps: présent éternel.
Le monde du ” main-tenant ” évacue la conscience historique, met hors-jeu la diastase du temps.
Cet éloge de la ” caresse ” qui est toute la matière de ce livre a pour objectif de faire obstacle au dogmatisme de la raison et de mettre en place une sorte de ” philosophie du non “, pour faire échec à la vérité, par laquelle et au nom de laquelle est perpétré un ensemble de violences injustifiables et intolérables.
La ” caresse ” et la philosophie herméneutique qui lui est corollaire ne sont pas la négation d’une réalité ultime du monde; elles représentent plutôt une attitude critique par rapport aux interprétations du monde. Elles permettent le recul et la conscience du caractère relatif de toutes interprétations explicatives et de toutes significations - y compris celles fournies par les théories scientifiques.
La ” caresse ” tente d’éviter ” le danger qui existe toujours de croire ou de faire croire en la vérité d’un système interprétatif qui dévoilerait certains aspects ou tous d’une réalité ultime cachée aux yeux de l’observateur qui ne sait pas “.
La ” caresse ” soutient que l’unique vérité divine peut et doit se décomposer en une pluralité de vérités relatives que les hommes peuvent partager. Le relativité de la ” caresse ” exclut la vérité totalitaire.
De manière générale, l’homme souhaite un monde où le bien et le mal soient nettement discernables car il a en lui le désir, inné et indomptable, de juger avant de comprendre. Sur ce désir se sont fondées les religions et les idéologies; celles-ci traduisent la relativité et l’ambiguïté du monde dans leur discours apodictique et dogmatique. Elles exigent que quelqu’un ait raison.
A I’inverse, la ” caresse ” n’exige rien de tel car elle est fondée sur la capacité de supporter la relativité essentielle des choses humaines. La ” caresse ” incarne la sagesse de l’incertitude. Les implications de la ” caresse ” sont nombreuses: philosophiques, logiques, éthiques, politiques et épistémologiques. Tous ces domaines entretiennent des liens plus ou moins étroits, et il est souvent difficile, de ce fait, de ne s’arrêter ponctuellement qu’à un seul champ de la problématique générale.
La philosophie gréco-occidentale se présente comme réalisation de l’Etre, c’est-à-dire comme sa libération par la suppression de la multiplicité. La connaissance a, depuis Platon, la forme d’une marche vers l’unité: apparition au sein d’une multiplicité d’êtres d’un système raisonnable où ces êtres ne sont que des objets pré-déterminés.
Pour la philosophie occidentale, la connaissance est la suppression de l’Autre par la saisie, la prise.
Dans la philosophie de la caresse, la connaissance a un sens tout a fait différent. Le mouvement est alors d’une transcendance vers l’Autre, qui ne signifie pas appropriation de ce qui est mais son respect.
” La vérité comme respect de l’être - voilà le sens de la vérité métaphysique. ” (Lévinas).

Marc-Alain Ouaknin, un merveilleux écrivain .. et cet écrit m’en rappelle un autre sans lien réel et pourtant ! Lacan disait à propos du mythe de l’amour :

“cette main qui se tend vers le fruit, vers la rose, vers la bûche qui soudain flambe, son  geste d’atteindre, d’attirer, d’attiser, est étroitement solidaire de la maturation du fruit, de la beauté de la fleur, du flamboiement de la bûche. Mais quand, dans ce mouvement d’atteindre, d’attirer, d’attiser, la main a été assez loin , si du fruit, de la fleur, de la bûche, une main sort à la rencontre de la main qui est la vôtre, et si ‘à ce moment c’est votre main qui se fige dans la plénitude fermée du fruit, ouverte de la fleur, dans l’explosion d’une main qui flambe - alors ce qui se produit là, c’est l’amour”. Jacques Lacan, Le transfert, Le séminaire, Livre VIII, Paris le Seuil, 1991, pages 66-67.

2 textes : 2 caresses

Cat

Un dimanche au cinéma, histoire de se distraire !

“Les regrets”, film qui ne vous mettra pas dans des transes aphrodisiaques pour la journée, c’est clair, pas sûr non plus qu’il vous distrait ! Mais au fond que demander au cinéma si ce n’est de nous montrer des réalités bien ordinaires, pas si différentes des nôtres, avec le secret espoir qu’une solution émergera !! Raté, la solution ne sortira pas au grattage !

L’histoire ?? Banale : je t’aimais, tu m’aimais, et puis il est parti mais cela aurait pu être elle ! 15 ans après ils se retrouvent avec la même passion, la même fougue mais aussi une belle retenue de sa part à elle ! Qu’espérait-il ?? Une femme qui a souffert n’oublie jamais !

Mariés chacun de leur côté, lui plutôt bien, elle c’est une autre affaire, mais elle a eu une fille d’un homme rebelle mort !

Adultère, mensonge et compagnie, le cocktail explosif par excellence, presque sordide si l’histoire nous rappelle vaguement quelques souvenirs !

En résumé, lui s’aperçoit que c’est la femme de sa vie alors même qu’elle se retient pour ne pas souffrir encore « on ne va pas passer encore une fois à côté de notre vie » dit-il. Et bien ça ressemble étrangement à cela pourtant, lui devient fou, elle finit par partir aux Etats-Unis puis au Chili pour revenir 3 ans après alors qu’il a divorcé, s’est remarié et a un gamin !

Elle le retrouve, lui donne rendez-vous et lui dira « je suis partie au bout du monde et je n’ai rien pu oublier, c’était impossible » et « je t’aime » !!

Pathétique … et fin du film ! Nul ne saura s’ils ont fini par se retrouver. Pour autant il y avait une autre fin possible : la mort de l’un des 2. Là les regrets auraient été éternels et le titre bien senti.

Bref, en l’état ce film aurait pu porter un autre titre « l’art de gâcher sa vie avec application » ce qui n‘enlève rien aux acteurs, excellents et émouvants, même si ce n’est pas le film du siècle !

Finalement la note optimiste finale est tout est possible même quand cela ne semble pas gagné, faut juste le vouloir vraiment !

Ceci posé, j’ai un net penchant pour les films fantastiques ou de science fiction. Les sorties prochaines : Les Clones et Avatar !! Au moins là je rêve, je m’évapore, j’oublie les réalités médiocres !

Un petit tour vite fait chez J… J… Rue du Coursic

3 filles, sympas, cool, le ventre bien rempli décident d’aller se frotter à la foule du petit Bayonne en délire et le mot est faible. Courageuses voire téméraires, nous avançons d’une seule femme, décidées, d’un pas alerte même si un peu hésitant, marmitako et vin obligent .. entravant la masse festive et quelque peu avinée ! “Si nous allions chez J… J… boire une tite coupe ??” Et nous voilà parties, un vrai parcours de combattantes car pour atteindre la rue de Coursic, il faut bien .. allez une bonne 1/2 heure et pourtant nous n’en étions qu’à quelques pas .. Bref, après moult aventures, brûlures de cigarettes, éclaboussures diverses, bousculades au corps à corps humm, nous parvenons enfin chez J.. J… , la culotte de travers et le cheveux quelque peu ébouriffé mais saines et sauves ! nous nous glissons dans la queue quand mon amie qui se reconnaîtra, basque de chez basque mais qui a osé défier le costume traditionnel blanc et rouge car toute de noir vêtue, se voit rabrouer par un homme entre 2 âges, ventripotent et grisonnant (ceci ne lui accordant aucun bénéfice pour autant), lui interdisant vertement d’1 l’entrée en lieu et place du propriétaire de cet endroit ô combien mythique mais définitivement snobinard, et de 2 pousse l’injure jusqu’à lui demander si elle est d’ici !! Waou, là j’avoue, je n’aurais pas osé .. Moi trop loin de cette scène au demeurant d’un ridicule avéré, je vous l’avoue, j’ai bien regretté de n’avoir pu me défouler d’une bonne gifle qui à défaut de calmer ce malveillant eut été sans nul doute salutaire pour moi ! Bref, comme quoi, à partir d’une certaine heure, les vieux ventripotents et grisonnants (je rajoute et de surcroît c… ce qui évidemment aggrave le cas) devraient rester devant la télé ! Passons le mot, la fête est pour tous et elle est si belle, pourquoi la gâcher ?